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- Les prochaines expos au Grand Palais (jusqu'au 06 septembre)
le 02/06/2026
au
Grand Palais, avenue Winston Churchill 75008 Paris
Mise en scène de Fabrice Bousteau, commissaire de l'expo n°1, et Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmn Commissaire associée + Carly Whitefield, Conservatrice LAS Art Foundation (expo n°2) avec des œuvres immersives, des sculptures... écrit par ou plutôt créé par Leandro Erlich et Laure Prouvost
-Leandro Erlich. Rétrospective (n°1) : 2 juin - 6 septembre (Exposition coproduite par le GrandPalaisRmn et Arthémisia) Habitué des installations spectaculaires dans l’espace public, Leandro Erlich aime perturber la perception du réel. À la croisée de l’installation, de la sculpture et de l’architecture, ses œuvres immersives, construites à l’échelle humaine, sont autant de dispositifs impliquant les spectateurs qui en font l’expérience. L’artiste s’amuse avec la réalité par le biais d’artifices simples empruntés tant au monde de la prestidigitation qu’à l’art baroque : illusions, fauxsemblants, trompes-l’œil, miroirs, doubles fonds... Pour cette rétrospective et avec la complicité du commissaire Fabrice Bousteau, ami de longue date, l’artiste propose une narration progressive d’œuvre en œuvre. Étant conçue comme un film avec des séquences; une histoire du noir vers la lumière, de l’intimité vers le partage, de la contemplation vers l’action… L’exposition offre une expérience inédite où la perception vacille entre illusion, réalité et représentation. Leandro Erlich part toujours de l’existant pour détourner les lieux, les ressentis et les situations grâce à un jeux d’échelles, de multiplication des points de vues, de sensations jusqu’à la mise en abîme. Dans les galeries du Grand Palais, l’exposition offre un parcours directionnelle parmi 14 installations monumentales et iconiques. Elle commence par un contraste saisissant entre l’architecture du lieu et la luminosité estivale pour plonger les spectateurs dans un univers en suspension entre bateaux en lévitation et nuages en pesanteur. Plus loin des architectures modernistes comme ascenseurs, escaliers, façades rigoureuses… apparaissent et deviennent des labyrinthes à l’infini…ou encore surgit l’anachronique présence d’un bâtiment de style haussmannien basculé à l’horizontale qui se laisse escalader… Les installations monumentales conçues spécifiquement pour cette rétrospective, s’appréhendent souvent à double sens. Ce qui est visible de l’extérieur change une fois pratiqué de l’intérieur ; le point de vue s’inverse et la perspective se renverse, les lois de la gravité s’annulent. Un jeu illusionniste qui bouleverse les perceptions et ose l’effet vertigineux d’une perspective inattendue. Les spectateurs y participent librement. Les liens artistiques, littéraires et architecturaux entre les villes repères de l’artiste renvoient à la propre biographie (Né à Buenos Aires, Leandro Erlich a vécu plusieurs années à Paris avant de repartir s’installer en Argentine et parcourir le monde entier) sont perceptibles tout au long du parcours. Il ne s’agit pas d’une rétrospective classique mais d’un voyage entre différentes réalités pour susciter une distorsion singulière des repères spatiaux et ouvrir l’imaginaire et notre relation au monde. Le parcours entraine aussi à la découverte de plus de 40 œuvres non présentées dans l’exposition; réalisées ailleurs ou restées utopiques proposant ainsi une connexion profonde avec la richesse imaginative de l’artiste. La rétrospective déstabilise, amuse ou interroge et peut fonctionner comme un miroir: “Dans le miroir, je me vois là où je ne suis pas, dans un espace irréel qui s’ouvre virtuellement derrière la surface, je suis là-bas, là où je ne suis pas, une sorte d’ombre qui me donne à moi-même ma propre visibilité, qui me permet de me regarder là où je suis absent–utopie du miroir”, Michel Foucault. En sortant de cette exposition nous sommes en apesanteur, nous pouvons marcher sur l’eau.
-Laure Prouvost. Nous, frissons d’étoiles (n°2) : 10 juin - 26 juillet (Exposition produite par le GrandPalaisRmn) Laure Prouvost décrit sa pratique artistique comme un acte de traduction, une exploration sensorielle de sentiments, perceptions et instants. « Que pourrait-on ressentir en percevant la réalité d’un point de vue quantique ? ». Avec Nous, frissons d’étoiles, l’artiste nous plonge dans un monde impalpable de particules, où échelles et perspectives se bousculent. Une sculpture cinétique monumentale dotée de six membres se déploie dans l’espace. Animée par le son et la lumière, elle est tout à la fois omniprésente et évanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. Le trouble se poursuit lorsque l’on découvre en son centre une vidéo, qui nous relie à la matière sous toutes ses formes et sous tous ses angles. Autour, des éléments fantaisistes aux allures de météorites, les Cute Bits - jeu de mots à partir des qubits, unités de mesure de l’informatique quantique - dansent en duo le ballet quantique de l’intrication. Certains prennent la forme de casques, dans lesquels on peut entendre leurs voix et sentir leur odeur métallique et minérale. Théorisée il y a un siècle, la physique quantique décrit le comportement de la matière à l’échelle des atomes et particules. Pour réaliser ce projet, Laure Prouvost a mené deux ans de recherches avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven. Ayant eu accès à un puissant ordinateur quantique, elle a créé des images et des sons qui reflètent le caractère sensible et imprévisible des systèmes. Dans le langage poétique de l’artiste s’anime le potentiel libératoire de la physique quantique, au-delà des classifications traditionnelles d’appréhension du monde. Laure Prouvost (1876, Lieuméconnu, France) est une artiste pluridisciplinaire de renommée internationale. Sa pratique mêle la vidéo, la sculpture, les savoir-faire traditionnels (tapisserie, verre soufflé, céramique, etc.), la performance ainsi que le récit. Ses œuvres sont présentes au sein de prestigieuses collections privées et publiques. De nombreuses expositions lui ont été consacrées à travers le monde. Elle a été lauréate du Prix Max Mara Prize for Women en 2011, du Turner Prize en 2013, et a représenté la France à la Biennale de Venise en 2019. Cette exposition est une adaptation de WE FELT A STAR DYING, une œuvre commandée par la LAS Art Foundation, avec la contribution de l’OGR de Turin en 2025.
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