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Bagarre

Sortie  le  15/04/2026  

De Julien Royal avec Nassim Lyes, Ramzy Bedia, Audrey Lamy, Anaïde Rozam, Hedi Bouchenafa et Greg Yega


Naim est un amour dans la vie et un monstre quand il s’agit de se battre. Pour soigner sa chienne malade, il est contraint d’intégrer « Allo Bagarre » un service de combattants de rue qui règlent les embrouilles à coups de poings. Mais le jour où il comprendra que les conflits se règlent par le dialogue, Naim aura bien du mal à se faire entendre.

Avec un titre pareil, impossible de ne pas penser à autre chose qu’à un film d’action avec, forcément, de la baston qui s’enchaîne à profusion, des combats en veux-tu-en-voilà, le tout chorégraphié avec style histoire de lorgner un peu du côté de ceux tournés à l’étranger comme aux Etats-Unis par exemple. Bref, ça ne s’invente pas, il y a bien de cela ici mais on est plutôt plongé cette fois dans une comédie 100% française, un film dit générationnel où ça ne parle pas très bien, pardon, ça tchatche mal façon « kaïra », où chacun(e) y va de sa plus ou moins petite – ou grande - prestation à l’écran, comme si le réalisateur Julien Royal avait rameuté toute sa bande de potes – dont la plupart marseillais – pour figurer au générique !
En premier lieu, il faut savoir que Julien Royal (En passant pécho ; Nouveaux riches) n’est autre que l’un des fils de François Hollande - et sa maman s’appelle Ségolène. Dans ses deus précédents longs métrages, il avait employé Nassim Lyes (Mineurs 27 ; Les petits princes ; Made in France ; Farang ; Ad vitam). Et comme on dit « jamais 2 sans 3 », c’est donc tout naturel que ce dernier empoche le premier rôle, celui d’un gentil naïf à la tête de cul ou, si vous préférez, d’abruti, celle d’imbécile heureux avec deux neurones mais des pectoraux de ouf (les filles vont pleurer, il n’y a que 2 séquences où cet adepte du kick-boxing est torse nu !), qui se fait plumer tel un « pigeon », incapable de mentir aux gens et disant la vérité même si celle-ci lui occasionne bien des déboires et autres inconvénients.
Là-dessus, le metteur en scène, icône du net et scénariste à ses heures perdues, a brodé un script qui pourrait tenir aisément sur un ticket de métro, où il est question de régler des embrouilles de tout ordre d’abord à coups de poings et ensuite en essayant d’assurer grâce au dialogue. Fort heureusement, cette production ne fait qu’1h20 et c’est largement suffisant pour celui ou celle qui ne capte pas trop « l’humour » soi-disant phocéen. On se demande juste ce que sont venus faire ici des « têtes d’affiche » tels que Marina Foïs, Ramzy Bedia et Audrey Lamy dans des interventions de second couteau pour ne pas dire de troisième emploi (relative courte apparition plutôt remarquée de Ramzy qui s’en donne à cœur joie !).
On aura beau dire mais ce genre de prestation – qui est censé prôner les réelles valeurs et les vrais principes moraux - est supposé remplir les salles à la vue de cette bande de copains réunis pour le meilleur et aussi pour le pire. A juger lors de sa sortie en salles !

C.LB



 
 
 
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