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- expo d'art contemporain : Métamorphoses au Rivau au Château du Rivau et ses jardins de conte de fées (jusqu'au 1er novembre)

le  01/04/2026   au château de Rivau, 9 Rue du Château 37120 Lémeré

Mise en scène de Patricia Laigneau, commissaire de l'expo avec de la peinture, de la sculpture, de la photographie, de la tapisserie, des fleurs, des objets divers et variés... écrit par ou plutôt proposé par Éric et Patricia Laigneau


Une déambulation culturelle et poétique à travers le Patrimoine, les jardins,les collections et une expérience immersive inédite et artistique.

-Exposition : Métamorphoses au Rivau
Mettre l’Histoire de l’art au présent est le credo de Patricia Laigneau, commissaire de l’exposition.
L’exposition invite les visiteurs à une traversée de l’histoire de l’art du passé grâce au regard créatif et espiègle des artistes de notre temps ! À partir de détournements et recyclages d’œuvres clés de l’histoire de l’art de la Renaissance, les secrets des grands peintres du XVIe siècle et des merveilles des cabinets de curiosités se découvrent sous un angle inédit, entre humour et émerveillement.

*Salle des portraits :
Dans la salle des portraits, les représentations des anciens seigneurs du Rivau du XVe siècle peint par Hyacinthe Rigaud (le portraitiste du Roi) dialoguent avec les portraits de notre époque à travers différents médiums :
-la photographie, par Valérie Belin qui photographie la famille actuelle.
-La tapisserie, l’artiste allemand Volker Hermes détourne l’emblématique portrait du roi Francois Ier par Clouet (Le seigneur du Rivau était son grand écuyer à la Renaissance) pour lui insuffler un esprit iconoclaste avec une œuvre textile.
-L’artiste autrichien Arnulf Rainer a, quant à lui, confronté ses fulgurances à ses icônes personnelles en recouvrant de peinture le portrait de Rembrandt.
-Avec l’œuvre de Jean-Baptiste Caron, Le miroir, le visiteur, en effleurant de son souffle un miroir, verra apparaître une phrase-rêve avant de la voir disparaître aussitôt.

*Salle du Grand Logis :
Cette salle est consacrée à la figure animale et reflète la passion pour le monde animal des princes d’autrefois dans l’esprit des cabinets de curiosités de la Renaissance. À la manière d’une mise en abyme avec les collections d’art cynégétique des parents des actuels propriétaires, de très nombreuses pièces de la collection du Rivau, Armelle Blary, Sara Battaglia, Nicolas Darrot, Alexis & John Gailla, Jeff Koons, Theo Mercier, Art Orienté objet, Julien Salaud, Marnie Weber, SUN Xue, questionnent l’art du trophée. Les œuvres murales de Karen Knorr, Marie Cécile Thijs, citent le bestiaire médiéval. François Chaillou nous parle de disparition des espèces. Julien Salaud a installé un dragon, star du bestiaire médiéval aux côtes de la licorne de Margaux Lorens Neel. Magali Lambert bouscule la hiérarchie entre proies et prédateurs, Zoe La Douce envoie des messages.

*Salle du Festin :
Dans la salle du festin, les grandes céramiques du duo Lamarche-Ovize, nourries de leur imaginaire médiéval conversent avec les pièces palissystes de Jean-Charles Avisseau du XIXe siècle. Au mur, les œuvres de Gilles Barbier, Fabien Verschaere, sur le thème de la nature morte dialoguent avec le ‘Dernier souper’ de Sabine Pigalle, tandis que la pièce de Laurent Grasso se mesure avec un Saint Martin du XVIe siècle par un artiste flamand (Saint Martin a eu la révélation chrétienne à quelques lieux du Rivau) et le portrait Corine Borgnet se confronte avec un fameuse peinture caricaturale de Naure-morte du XVIe siècle.

*Salle des Dames :
C’est une salle dédiée aux dames, aux héroïnes du château, d’hier et d’aujourd’hui, du Rivau et d’ailleurs. À celles qui venaient, en hiver, s’asseoir sur les coussièges, non loin de la majestueuse cheminée gothique, pour broder, tisser, causer. Ici, la peinture d’histoire est revisitée à travers la figure féminine de l’histoire de l’Art. A l’entrée, une vierge à l’enfant dans un grand médaillon en céramique signé de Giovanni Della Robbia, un artiste majeur de la Renaissance florentine, dialogue avec le Tondo sur le manteau de la cheminée de Sheila Hicks. Les portraits de grandes dames, archétypes de l’histoire de l’art d l’Italie à la Renaissance, sont évoqués par Pierre Ardouvin, Gilles Barbier, Julien des Monstiers, ORLAN, Sabine Pigalle, illustrent un musée idéal dédié auxgrandes figures féminines de l’Histoire de l’Art.

De leur côté, Agnes Thurnauer et Ashley Zelenskie interrogent le siècle d’or Hollandais. La Dame aux mouchoirs de Céline Cléron revisite les iconiques Della Robbia, en ajoutant une touche d’humour, chère à l’artiste, grâce à ses mouchoirs en forme de tissu à jeter.
Les fantômes font aussi partie de la peinture d’histoire, nous dit Gilles Barbier avec "Hawaian ghost" car la peinture peut être un fantasme. Malgré ses morts annoncées, physiques ou cérébrales, elle finit toujours par revenir, tel un fantôme.

Les objets d’art aussi ont été contemporanéisés, ainsi l’art du verre. La grande table centrale est dressée avec les verreries de Richard Fauguet et font écho à ‘La promesse’ de Kim Kotatamalune, subtile sculpture opaline et aérienne qui la surplombe. L’or avec la couronne surdimensionnée de Vincent Olinet tandis que ‘Medicine jar’ de Jeanne Susplugas réinterprète les pots à pharmacie des grandes demeures.

*Salles Hommage à Jeanne d’Arc :
Dans les salles dédiées à Jeanne d’Arc (elle est venue chercher des chevaux au Rivau en 1429), les œuvres dédiées à la sainte explorent les facettes de la représentation de l’héroïne. Les images et les sculptures du XIXe siècle exposées dans les trois salles incarnent la sauveuse de la France. Le Rivau souhaite montrer les évolutions des regards et des mentalités à travers ses expositions consacrées à l’Histoire réinterprétée par le regard de notre époque. Ainsi Pierre et Gilles revendiquent le côté icône de Jeanne, Mathieu Duffois interroge ses zones d’ombre grâce à son matériau de prédilection la pierre noire. Léo Dorfner raconte une histoire différente à l’aide des marques dont il a tatoué l’image de la pucelle. Charles Freger, lui, souligne son héritage dans la culture populaire et que l’artiste espagnol Eugenio Merino lui prête un tempérament explosif.

*Le cabinet de curiosités :
Le cabinet de curiosités ou studiolo était le lieu où le seigneur des lieux conservait des objets précieux rapportés des lointains voyages et des curiosités destinés à stimuler l’imaginaire. De nos jours, un des plaisirs de l’art contemporain est de décrypter le sens de l’œuvre et prolonger ainsi l’esprit de curiosités. Au Rivau, nous perpétuons cette attitude en intégrant des œuvres d’art de notre époque, dans le registre de la curiosité et quelquefois de l’inattendu.

Le daim de plumes d’Audrey Pruvot, vient rappeler la place des chimères à la Renaissance ainsi que l’Ours noir d’Angélique de Chabot et le Gardien de Luke James. Ils s’entretiennent avec la vidéo Le Hibou de Bertrand Gadenne. Tandis que le Masque singulier de Céline Cléron remémore la vanité des biens terrestres. Le ‘Salvator Mundi‘ (Sauveur du Monde) créé par l’artiste belge Jan Fabre, une sphère surmontée d’une épine dorsale proche des globus cruciger de la tradition chrétienne, est aussi dans cette veine.

Conversant avec la Tempête de Pauline Bazignan inspiré du chef d’oeuvre de Giorgione, l’un des tableaux les plus énigmatiques de l’histoire de l’art, le Grand buste de Gisèle Garric, fait vivre la mémoire de Bernard Palissy qui avait intégré le goût des grottes importé d’Italie dans ses céramiques.

*Dans les Écuries Renaissance, l’installation immersive : Art in Space :
Inédit : La vidéo montre la danseuse Jeanne Morel en pleine performance dans des lieux extrêmes, comme en apesanteur. Ses émotions sont captées en temps réel grâce à des capteurs placés sur son corps. L’artiste Paul Marlier transforme ensuite ces données en tableaux numériques mouvants, rendant ses sensations visibles à l’écran.

*Et le parcours spectacle autour de la venue de Jeanne au Rivau dans les écuries Historiques :
Dans l’autre aile, pour les amateurs d’Histoire, un parcours-spectacle, créé à partir de représentations anciennes et technologie contemporaine est projeté dans l’autre aile des écuries Renaissance. Sur les murs voûtés, artistiquement mis en scène avec de surprenants effets techniques, ce spectacle invite à revivre l’épopée de Jeanne d’Arc et sa venue au Rivau pour y prendre des chevaux de guerre dans les Ecuries historiques, les plus anciennes de France nous dit Pascal Liévaux dans son remarquable ouvrage les écuries des châteaux français (paru aux éditions du Patrimoine, 2005) : « les écuries du Rivau sont le plus bel exemple de l’évolution du traitement architectural des bâtiments équestres ».

-Le Rivau, jardin remarquable & jardins de légendes :
*Émotions et délices dans le château et les jardins :
Construit en 1442 par Pierre de Beauvau, alors grand Chambellan de Charles VII, Le Rivau est un château classé Monument Historique. Les Ecuries Renaissances sont aussi Monument Historique et abritent deux parcours-spectacles.
Les 15 jardins du Rivau enchantent par leur surprenante et féerique diversité botanique. Parents et enfants auront la joie de pouvoir se ressourcer au milieu du grand parc peuplé de collections de fleurs et d’oiseaux en liberté. Les senteurs de la collection des 512 variétés de roses émerveillent autant que la beauté des collections de Jonquilles, tulipes, iris, pivoines, lys, graminées et potagères rares comme la collection de cucurbitacées.
Les jardins du Château du Rivau sont classés Conservatoire de la Rose Parfumée par le CCVS. Véritable paradis botanique tout comme un éden sensuel, grâce aux différents arômes que la collection de roses unique en France disperse dans l’atmosphère.

-Le Château de Rivau :
*Le château du Rivau en quelques chiffres
60 000 visiteurs en 2025
80 œuvres d’art entre le château et le jardin
30 ans de restauration
1 hectare de toiture remplacé
83 m3 de bois pour la réparation des charpentes
512 variétés de roses parfumées
100 variétés de vivaces, bulbes et tubercules
175 variétés de persistantes
277 variétés d’iris
199 variétés de buissons
83 variétés d’arbres

Situé en Touraine, sur la commune de Lémeré (Indre-et-Loire) et inscrit parmi le réseau des grands sites patrimoniaux de la Loire, le domaine du Rivau se compose d’une forteresse seigneuriale remontant au XIIIe siècle et d’un logis Renaissance classées Monument Historique.
Il réunit l’architecture médiévale et Renaissance, l’art des jardins, l’art contemporain et l’art de vivre.

Depuis 1992, grâce à la détermination passionnée de la famille Laigneau, un vaste programme de réhabilitation a permis au domaine de retrouver son lustre d’antan. Le Château du Rivau attire aujourd’hui de nombreux visiteurs pour l’imaginaire qu’il suscite : un monument vraiment vivant grâce à la mise en perspective d’œuvres contemporaines d’artistes comme Jeff Koons, ORLAN, Pierre & Gilles, Sheila Hicks avec de grands artistes du passé dans ce cadre si authentique. Il en est de même pour ses jardins labellisés Jardins remarquables qui servent d’écrin à un parc d’une vingtaine de sculptures contemporaines monumentales.
Jardin botanique mais aussi jardin de sculptures, les pièces monumentales de Pierre Ardouvin, Lilian Bourgeat, Laurent Pernot, Jean-Pierre Raynaud, Philippe Ramette, Fabien Verschaere... font écho à la collection d’œuvres d’art exposée à l’intérieur du château : Jan Fabre, Théo Mercier, Julien Salaud, Wim Delvoye etc...

Dans le Logis Renaissance, sept chambres doubles de grand luxe ont également retrouvé tout leur cachet et permettent aux visiteurs de séjourner et d’expérimenter à la fois la vie de château et l’ambiance d’une collection privée d’art contemporain. Le site du Rivau bénéficie de la marque Qualité TourismeTM depuis décembre 2010, attribuée par le Ministère du Tourisme.

*Visite aussi poétique que bucolique et/ou séjour gastronomique :
Vous rêvez d'une escapade hors du commun ? Pour la saison 2026, le Château du Rivau vous invite à séjourner dans son Logis Renaissance pour une - ou plusieurs - nuit(s) mémorable.

Le prestige : 7 suites de luxe alliant architecture médiévale et confort moderne. L'immersion : Chaque chambre est une galerie privée où l'art contemporain dialogue avec l'histoire.
La gastronomie : Profitez de votre séjour pour dîner au "Jardin Secret", notre table gastronomique bio et locale.
Le calme : Profitez des 15 jardins remarquables une fois les portes du château fermées aux visiteurs.



 
 
 
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