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- expo : Leonardo Cremonini , le regard en miroir à l'espace Richaud à Versailles (jusqu'au 4 octobre)
le 27/05/2026
au
sein de l'espace Richaud, 78, boulevard de la Reine • Versailles
Mise en scène de Pietro Cremonini, Tancrède Hertzog et Lydia Harambourg, commissaires de l'exposition avec des peintures écrit par ou plutôt peint par Leonardo Cremonini
Avec 130 oeuvres réunies, l’espace Richaud et le musée Lambinet consacrent une rétrospective à l’artiste italien Leonardo Cremonini (1925-2010), connu pour « sa peinture mystérieuse et séduisante ».
Pour célébrer le centenaire de la naissance de Leonardo Cremonini (1925-2010), l’espace Richaud s’associe pour la première fois au musée Lambinet pour organiser de mai à octobre la plus grande rétrospective consacrée à l’artiste italien en France depuis trente ans. Près de 130 œuvres réparties sur deux sites, son commissariat sera assuré par Lydia Harambourg, spécialiste de la scène artistique française de la seconde moitié du XXe siècle, et Tancrède Hertzog, spécialiste de l’œuvre de l’artiste, associés à Pietro Cremonini, fils du peintre.
-Plus de quatre-vingt tableaux à l'espace Richaud : L'exposition parcourra toute la carrière de l’artiste, de ses premières armes à Paris, avec ses peintures sur la triple thématique du minéral, du végétal et de l’animal, jusqu’aux œuvres plus méditatives de la fin de sa carrière, en passant par les grands formats aux coloris acidulés qui ont fait sa renommée à partir des années 1960.
À l’espace Richaud, l’accrochage parcourt toute la carrière de Cremonini de 1950 à 2008 - date de sa dernière œuvre, peinte à 83 ans - montrant l’évolution stylistique mais aussi thématique de sa peinture : une introduction présente sa première phase, aux formes sculpturales traitées en volumes géométrisés (de 1950 à 1960), qui lui vaut une reconnaissance précoce mais demeure moins connue du public.
Puis, l’éclosion rapide de son style caractéristique à partir de 1960 avec, en particulier, plusieurs grands formats monumentaux dépeignant des scènes balnéaires d’apparent farniente. En réalité, y est souvent mis en scène un ennui existentiel et des jeux d’enfants qui subvertissent l’ordre du monde des adultes comme dans Au coin du plein air (1966-1967) ou La Fin de l’été (1969-1971).
L’artiste affectionne également des scènes d’intérieur plus intimes, aux coloris acidulés, cadrées par des architectures orthogonales et animées par des jeux de reflets et de compénétrations d’espaces (miroirs, portes et fenêtres ouvertes, pans de mur coupés, vitres reflétant une partie de l’action et brouillant les repères). Par de subtiles allusions et renvois visuels, elles dépeignent souvent les ressorts du désir amoureux, comme dans Les Sens et les choses (1968). Plusieurs œuvres majeures des années 1960 à 1980, prêtées par des musées et des fondations, sont réunies en France pour la première fois depuis plus de trente ans.
-L'exposition se poursuit au musée Lambinet : un dialogue entre ancien et moderne Au musée Lambinet, en écho au fort intérêt que Cremonini nourrissait pour la peinture ancienne, plusieurs tableaux de l’artiste seront accrochés au sein du parcours permanent. Exposés aux côtés d’œuvres choisies au sein des collections et appartenant à divers siècles et écoles, ils établiront avec elles un dialogue entre ancien et moderne. Un ensemble d’œuvres sur papier de l’artiste (dessins et aquarelles) sera également exposé en deux temps au sein du cabinet des arts graphiques du musée.
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