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Olympe Audouard, première femme journaliste (jusqu'au 25 juillet)

le  31/05/2026   au sein de l’auditorium Claude Debussy à Versailles (à 19h15 et également le 26/06 à 20h45) puis salle Van Gogh à Avignon off du 05 au 25/07

Mise en scène de Martin Loizillon avec Gwénaël Ravaux et Nicolas Rigas écrit par François de Mazières (d’après les écrits d’Olympe Audouard, de Victor Hugo, d’Alexandre Dumas)




Outre le fait d’être maire de Versailles, François de Mazières a des velléités d’écrivain (La culture n’est pas un luxe ; Le grand gâchis culturel ; Pour une ville belle) mais aussi d’auteur de pièces de théâtre (Le géniteur), lui qui affectionne tout particulièrement cette forme d’expression artistique pour avoir été un temps admis dans une classe d’art dramatique au Conservatoire national de région de sa ville, puis responsable du pôle culture à la mairie de Versailles où il a créé le festival Le Mois Molière qui fête cette année sa 30ème édition. Cette fois, il s’attaque aux mémoires d’Olympe Audouard, une jeune journaliste aventurière du milieu du 19ème siècle qui est « montée à la Capitale » pour tenter sa chance comme journaliste (elle a fondé son propre journal) et qui traversa de manière épique toute cette période, entre hommes illustres, contrées lointaines, affrontements sanglants et engagement féministe avant l’heure.
Si l’histoire de cette femme a plusieurs attraits – et non des moindres ! -, pardon, cordes à « son arc », il semble que sa mise en scène ne soit pas vraiment à la hauteur de nos attentes. En effet, le parcours de cette intrépide d’origine marseillaise, ex-garçon manqué, méritait sans aucun doute plus d’élan narratif, plus d’affrontements verbaux et plus de péripéties racontées. Au lieu de cela, on assiste à un spectacle aux anecdotes futiles, un peu statique, posé et mal lié (chaque séquence est coupée sur un fondu au noir ou autour d’une chansonnette accompagnée à la guitare dont on se demande bien ce qu’elle est venue faire là !), comme si on assistait à une œuvre caritative genre paroissiale, quelque peu empruntée, bref, d’un autre temps.
Le casting, aussi bancal soit-il, n’aide pas trop à renverser la situation puisque les 2 comédiens donnent la très nette impression de réciter des dialogues d’une manière tour à tour exacerbée puis juste après, effacée. Le fait de passer de la musique sur les dires de l’un ou de l’autre n’aident pas trop le spectateur à se focaliser sur la trajectoire pourtant insensée de cette « irrégulière excentrique ». Comment voulez-vous que l’on croît un instant à tout cela quand on a une comédienne comme Gwénaël Ravaux qui passe son temps à sourire – rictus limite crispant - quelque soit la situation vécue ? Comment voulez-vous que l’on imagine tous les personnages qu’arbore le comédien Nicolas Rigas lorsque celui-ci n’apporte aucune nuance à l’un ou à l’autre endossé ? A croire qu’il y a eu erreur de casting ! Bref, le ton, un brin romanesque et sans surprise ni (trait d’) esprit, est trop lent voire empoté, pas naturel pour 2 sous, pour que l’on accroche vraiment à ce récit autour de la destinée de cette « ingénue » qui porta atteinte plus d’une fois à l’ordre public !

C.LB



 
 
 
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