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- expo : Galerie National du Design - Design en main / Du langage à l'objet à Saint-Etienne (jusqu'au 07 mars 2027)

le  11/06/2026   au sein de la Galerie du design à la Cité du design, 14 esplanade Jacques Bonnaval 42000 Saint-Étienne (du mardi au dimanche de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h30)

Mise en scène de Laurence Mauderli, commissaire de l'expo avec 400 pièces écrit par ou plutôt proposé par Aurélie Voltz, directrice de la Galerie national du design et du MAMC+, et Eric Jourdan, directeur général de l'EPCC Cité du design ESAD Saint-Etienne


Sortie du catalogue de l'expo Design en main. Du langage à l'objet à la galerie nationale du design aux éditions Empire Books.

La Galerie nationale du design ouvre ses portes à Saint-Étienne le 10 juin 2026 avec une exposition inaugurale originale et ambitieuse.

Conçue par l’historienne du design Laurence Mauderli, Design en main. Du langage à l’objet est un jeu de miroir où les mots éclairent les formes, où les gestes révèlent les usages, et où la main – à la fois mot, outil, symbole et mémoire – devient la clé d’un récit qui relie les individus, les objets et le monde.

En rassemblant près de quatre cents pièces issues d’une dizaine d’institutions patrimoniales françaises, cette exposition propose une véritable épopée du design.

De la culture industrielle stéphanoise (ManuFrance) aux perspectives contemporaines, en passant par les grandes mutations des XXe et XXIe siècles, le parcours imaginé met en lumière la manière dont les objets, transmis de main en main, portent la mémoire des sociétés tout en ouvrant des voies nouvelles.

-L’exposition Design en main. Du langage à l’objet invite les visiteurs à une immersion en six parties, qui donnent à voir les forces créatrices et symboliques du design.
Pour cette exposition inaugurale de la Galerie nationale du design, Laurence Mauderli rend hommage au lieu où celle-ci prend place : l'une des halles de l’ancienne Manufacture d’armes, au cœur du quartier Cité du design à Saint-Étienne.

Partant du mot « manufacture » et de son origine étymologique, la commissaire tire un fil qui mène de la question de la main à celle de la production industrielle, en passant par la fabrication du langage.

En s’appuyant sur six expressions populaires construites autour du mot « main », Laurence Mauderli propose un parcours narratif qui retrace l’histoire du design : ses phases de développement, ses influences, et son impact sur la société.

De l’artisanat à l’industrie, de l’objet utilitaire à la réflexion prospective, l’exposition révèle comment le design a façonné notre monde.

*À mains nues - Saint-Étienne et la naissance du design :
Le parcours s’ouvre à Saint-Étienne, dans un territoire façonné par le charbon, les armes et le ruban. Ces activités industrielles ont durablement marqué les gestes, les savoir-faire et la culture matérielle locale, posant les bases d’une relation singulière entre la main, la matière et l’objet, qui préfigure déjà le design.

*Mettre la main à la pâte - De l’industrie à la société de consommation :
Dans cette deuxième partie de l’exposition, on explore l’essor de la société de consommation à travers les catalogues de la Manufacture française d’armes et de cycles de Saint-Étienne, connus sous le nom de catalogues Manufrance.

*Avoir en main - Le designer-cueilleur, figure du XXe siècle :
L’exposition se poursuit au XXe siècle autour de la figure du « designer-cueilleur », une notion développée par Laurence Mauderli pour décrire des designers qui s’emparent des objets issus de la culture matérielle afin de les réinventer.

*De main en main - Quand le design traverse les époques :
En écho aux travaux du préhistorien et ethnologue André Leroi-Gourhan, cette partie explore la continuité des formes à travers le temps et propose une lecture proche d’une génétique du design. Les objets du quotidien y sont présentés comme des témoins de la permanence des usages et des besoins fondamentaux qui les sous-tendent (manger, dormir, s’asseoir, se déplacer, etc.)

*Perdre la main - La modernité et la disparition du geste :
La cinquième partie de l’exposition interroge la modernité technique et la place croissante des machines dans notre quotidien. À travers un large ensemble d’appareils électroménagers, cette section montre comment robots de cuisine, outils motorisés et dispositifs électrifiés relèguent progressivement la main à un simple outil d’activation.

*Prendre en main - Le design face aux enjeux actuels :
Face aux enjeux contemporains, cette dernière partie met en lumière des projets et des objets, historiques et récents, qui interrogent la standardisation industrielle, valorisent les ressources naturelles et les savoir‑faire locaux, et redéfinissent les gestes de fabrication.

L’exposition Design en main. Du langage à l’objet n’est pas un récit chronologique ou exhaustif de l’histoire du design. Elle offre une lecture située, critique et subjective, mêlant histoire, technique, linguistique, philosophie, anthropologie et enjeux sociétaux.

À travers le fil conducteur de la main, Laurence Mauderli y propose une vision à la fois universelle et intime, rigoureuse et poétique. Elle invite à (re)découvrir le design comme une pratique humaine fondamentale, façonnée par les défis de son temps. En reliant passé, présent et futur, elle offre une expérience immersive, où chacun peut saisir la portée intemporelle du design.

-La commissaire : Laurence Mauderli est historienne du design. Docteure en art et sciences des arts (Université Toulouse Jean-Jaurès), elle est diplômée du programme History of Design du Royal College of Art/Victoria & Albert Museum à Londres. De 2000 à 2005, elle a été collaboratrice scientifique et co-commissaire de la Designsammlung du Museum für Gestaltung de Zurich.
Elle a contribué à de nombreuses expositions consacrées au design, notamment au Victoria & Albert Museum, au Centre Pompidou et au Centre culturel suisse de Paris.
Enseignante en histoire et théorie du design depuis 2021 à l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne, elle a aussi enseigné à l’ESAD de Reims de 2007 à 2021.
Ses recherches, publications et commissariats d’expositions portent sur le design et la culture matérielle historique et contemporaine. Trilingue, elle porte une attention constante au langage, à ses déplacements et à ses formes. En plaçant cette thématique au cœur de ses recherches, elle a progressivement nourri une réflexion sur le dialogue possible entre mots et objets, offrant une grille de lecture du design qui constitue aujourd’hui le socle conceptuel de cette exposition.

-Les collections :
Pour cette première exposition à la Galerie nationale du design, la commissaire a mobilisé des œuvres issues d’une dizaine d’institutions muséales majeures en France. Ces pièces, à la fois historiques et contemporaines, illustrent la diversité et la richesse du design, de l’objet utilitaire à la création expérimentale. Pour compléter ce panorama, elle a également sollicité quelques ateliers de design privés, et sélectionné des documents d’archives riches en témoignages, renforçant la perspective historique de l’exposition.

*Les institutions qui ont mis leurs collections à disposition :
• Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole
• Centre national des arts plastiques
• Centre Pompidou – Musée national d’art moderne
• Musée des Arts décoratifs et du Design de Bordeaux
• Frac Grand Large – Hauts-de-France
• Manufactures nationales – Sèvres & Mobilier national
• Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne
• Musée de la ville de Saint-Quentin-en-Yvelines
• Musée des Arts décoratifs de Paris
• Archives départementales de la Loire
• Cinémathèque de Saint-Étienne
• Médiathèques municipales de Saint-Étienne

*Les collections de designers :
• Fondazione Franco Maria Ricci (FMR)
• Collection Frédéric Beuvry
• Collection Ulysse Bouët
• Collection Pierre Charpin

L’exposition inaugurale de la Galerie nationale du design Design en main. Du langage à l’objet porte en elle l’ADN de ce nouvel espace, unique en son genre. Chaque année, une exposition sera confiée à un commissaire invité qui puisera dans la richesse des collections publiques de design pour offrir une lecture inédite sur cette discipline protéiforme.

-Les autres expos à la Cité du Design (jusqu'au 04/10) :
*"Brèches fertiles" de Anaïs Borie :
Initié par la Cité du design en septembre 2023, le cycle Présent >< Futur accompagne la scène émergente du design français et européen à travers des expositions monographiques pensées comme des espaces d’expérimentation.

C’est dans ce cadre que la designeuse Anaïs Borie est invitée à présenter Brèches Fertiles, une exposition qui plonge le visiteur dans un univers où le design se nourrit du récit, de la fiction et de l’hybridation des savoir-faire. À la croisée des gestes artisanaux, des technologies numériques et des procédés industriels, son travail explore des « brèches » dans le réel : des zones sensibles où les histoires se superposent.

Avec Brèches fertiles, Anaïs Borie imagine une exposition immersive où le design devient un outil de fiction et d’exploration du réel. Mobilisant une pluralité de médiums — écriture, verre, bois, métal, modélisation 3D ou son — elle déploie une pratique hybride, fondée sur le dialogue constant entre gestes, matériaux et procédés de fabrication. Le récit fictionnel, au cœur de sa démarche, lui permet de concevoir les objets comme des ouvertures : des espaces interprétatifs ouvrant la voie à d’autres manières de percevoir et de penser le monde contemporain.

La trentaine d’œuvres présentées s’appuie sur la rencontre entre gestes hérités et technologies de précision. La technique du vitrail, notamment celle du Tiffany, permet des compositions fines et détaillées aux lignes organiques, tandis que le recours aux machines‑outils à commande numérique assure une grande exactitude dans la mise en forme et l’assemblage. Cette continuité entre savoir‑faire manuels, outils industriels et protocoles contemporains prend toute son ampleur grâce à un partenariat avec Tôlerie Forézienne, initié par la Cité du design dans le cadre du cycle Présent>
*"Recto/Verso" - exposition des diplômé.e.s 2024-2025 de l'Esad Saint-Etienne (jusqu'au 04/10) :
Conçue par le collectif ppdesigner, avec la participation curatoriale d’Éric Jourdan et le soutien des équipes pédagogiques, l’exposition recto verso invite à découvrir des pratiques en devenir, entre recherches, engagements et expérimentations sensibles.

L’exposition recto verso invite le public à plonger au cœur de la jeune création issue de l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne. Présentée à La Platine, cette exposition rassemble les projets de deux promotions de diplômé·es et propose une immersion dans leurs univers, leurs recherches et leurs engagements.
Conçue comme un espace à explorer, recto verso ne se contente pas de montrer des objets finis : elle donne à voir les chemins de création, les essais, les bifurcations et les intuitions qui façonnent une pratique en devenir.
Une invitation à découvrir le design et l’art contemporain à hauteur humaine, dans toute leur richesse et leur diversité.

Conçue par ppdesigner, l’exposition recto verso est le fruit d’une approche résolument collective. Réunissant sept designers issu·es de l’Ésad Saint-Étienne, ce collectif assure l’ensemble du projet — du commissariat à la scénographie, en passant par l’identité graphique — et signe une proposition cohérente, généreuse et ouverte à l’expérimentation.
À travers ce dispositif, ppdesigner orchestre la rencontre entre les projets des diplômé·es 2024 et 2025 : les œuvres, loin d’être présentées isolément, dialoguent entre elles et composent un récit commun, offrant une vision vivante du design et de l’art. Pensée comme un espace vivant et activable, recto verso se découvre autant par le regard que par l’expérience. Objets manipulables, performances et activations viennent ponctuer la programmation.

Le titre de l’exposition fait directement écho à son dispositif spatial. Le parcours se déploie en deux lectures complémentaires.
Le recto présente une exposition principale composée de scènes et de dioramas qui mettent en lumière les projets de diplôme : objets, vidéos, installations, performances ou formes hybrides.
Le verso, quant à lui, révèle l’envers du décor. Structures apparentes, dessins, photographies, archives et éléments de travail préparatoire dévoilent les étapes qui précèdent le diplôme : recherches, essais, tâtonnements, mais aussi moments de vie de l’école. Ce second parcours affirme que le diplôme n’est pas une finalité, mais une étape dans un processus de création en constante évolution.

*"Local tools" - dialogues avec l'industrie (jusqu'au 16/08 puis du 10 au 19/09 à la galerie Même si à Paris) :
« À l’heure où la réindustrialisation est invoquée comme un horizon souhaitable, une évidence s’impose : il n’y aura pas d’industrie contemporaine sans design, pas de transformation des modes de production sans regard critique. ». C’est à partir de cette conviction que l’exposition Local Tools - Dialogues avec l’industrie se déploie. En réunissant jeunes designers en post-master et deux entreprises industrielles partenaires autour d’une recherche partagée, elle explore la façon dont le design peut transformer les outils, les méthodes et les imaginaires de la production contemporaine.

Territoire historiquement façonné par l’industrie, Saint‑Étienne constitue un terrain privilégié pour interroger les liens entre design et production. L’exposition Local Tools - Dialogues avec l’industrie s’inscrit dans cette continuité, en donnant à voir les recherches menées au sein du post‑master Local Tools – Design & Industrie de l’Ésad Saint‑Étienne avec les entreprises Rondino et Sculpteo.

Conçue comme un projet à la fois pédagogique, expérimental et engagé, l’exposition retrace deux années de collaboration étroite entre de jeunes designers et des entreprises partenaires, autour d’une question centrale : comment repenser les outils, les procédés et les filières de production à partir du design ?

Lancé à la rentrée 2024, le post‑master Local Tools – Design & Industrie réunit quatre jeunes designers professionnels autour d’un programme de recherche appliquée, développé en lien direct avec des acteurs industriels. Plus qu’un simple cadre de formation, le post‑master se positionne comme un espace de recherche active, où le design devient un outil critique et prospectif au service des transformations industrielles.

Coordonné par Jean‑François Dingjian, designer et enseignant, le programme s’inscrit dans une volonté de rapprocher durablement écoles et industries. Il défend une approche du design ancrée dans le réel, attentive aux outils de production, aux procédés techniques, aux matières et aux filières, tout en valorisant une culture du projet capable de déplacer les cadres existants.

*"Créer un vase" - une commande du Centre national des arts plastiques (jusqu'au 20/09) :
Objet familier, le vase traverse les siècles et les usages. Derrière la simplicité de sa forme se déploie pourtant un vaste champ d’expérimentation pour les designers contemporains.
Du 29 avril au 20 septembre 2026, la Cité du design présente Créer un vase, une exposition du Centre national des arts plastiques, dévoilée en avant première à Saint-Étienne. Issue d’une commande publique nationale lancée en 2023 auprès de designers émergents, l’exposition réunit vingt-et-un modèles de vase conçus par dix lauréats, aujourd’hui entrés dans la collection du Cnap.
À travers la présentation de documents de travail (dessins, maquettes,échantillons...), Créer un vase donne à voir les processus de recherche, d’essais et d’expérimentations qui ont conduit à la conception de ces pièces.
En écho à l’exposition, l'installation Topographies du vase présente un projet pédagogique mené en partenariat avec l’École supérieure d'art et design de Saint-Étienne.



 
 
 
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