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Disclosure day

Sortie  le  10/06/2026  

De Steven Spielberg avec Emily Blunt, Josh O’Connor, Colin Firth, Eve Hewson, Colman Domingo, Wyarr Russell et Henry Lloyd-Hughes


Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… Disclosure Day.

Ah ça, Steven Spielberg ne pouvait décemment pas éviter de revenir au cinéma sur l’un de ses sujets de prédilection, la présence d’extra-terrestre(s) parmi nous et, de surcroît, sur notre planète. Il fallait qu’à 79 ans, après Rencontres du 3ème type (tourné en 1977), E.T. en 1982, et La guerre des mondes en 2005, il nous raconte une nouvelle histoire de science-fiction bien à lui, autour de la place de notre espèce – humaine donc ! - dans le monde, du moins, dans l’univers tel qu’on le connaît aujourd’hui. Et le voilà de retour avec 2h25 d’images saisissantes, mâtinées d’un peu de spiritualisme et de fantasmagorie, d’effets spéciaux toujours parfaitement « chiadés », d’un montage bien amené, le tout sur fond de données restées secrètes (« nous avons le droit de savoir ») et d’une course-poursuite en voitures qui sert en quelque sorte de fil conducteur à l’ensemble.
Comment ne pas imaginer une de ses productions sans la représentation – certes discrète – de ces « êtres (suprêmes) » venus d’ailleurs, de la révélation « authentique » de leur présence sur Terre – d’où le titre du film, « le jour de la divulgation » -, et le fait de les comprendre, aussi bien eux que nous d’ailleurs (l’un des protagonistes essaye justement de connaître le sens de sa propre vie). Bref, tout est bon ici pour que nous en prenions plein les mirettes et que nous soyons plongés dans les arcanes voire plutôt les méandres d’une organisation mystérieuse qui travaille en sous-main avec les hautes sphères du pouvoir, notamment en cheville avec le ministère de la défense et l’industrie de l’armement, prête à tout pour récupérer une sorte de télécommande « révolutionnaire » très convoitée capable de pas mal de réactions et de transformations pour le moins inconnues.
Côté casting, pratiquement que des nouvelles têtes, excepté celle d’Emily Blunt en « passagère » dotée de facultés insoupçonnées (elle parle des langues qu’elle n’a jamais apprises) et de capacités incroyables (elle lit dans les pensées de gens qu’elle n’a jamais vu auparavant et leur divulgue des sentiments profonds sans qu’elle ne les connaisse), ainsi que celle de Colin Firth qui lui arrive à communiquer à distance afin d’empêcher certaines personnes de tout balancer sur Internet et ailleurs. C’est l’occasion de (re)découvrir à l’écran l’acteur britannique Josh O’Connor (vu entre autres dans Seule la terre, Lee Miller, Le son des souvenirs, et dans la série télévisée The crown) qui interprète un expert en cyber sécurité prêt à tout pour que le monde entier sache que l’on n’est pas tout seul.
C’est donc eux l’enjeu de cette production haut-de-gamme qui reflète plus ou moins ce que l’on nous a déjà dit – sans preuves réelles à l’appui – et que la majorité des américains croît dur comme fer : cela ne pouvait donc être qu’un des leur pour filmer ce style de récit, d’autant que c’est aux USA que des manifestations de ce (3ème) type se sont déclenchées le plus souvent !

C.LB



 
 
 
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