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- maison d'éditions littéraires : Actualités Editions - Écriture théâtrale hispanophone - fête ses 10 ans
le 19/06/2026
Une aventure éditoriale unique au service des écritures théâtrales contemporaines hispanophones.
Fondée en 2016 par David Ferré, Actualités Éditions s’est imposée au fil du temps comme un acteur singulier du paysage éditorial français, en plaçant la traduction au cœur de son projet artistique et politique.
-Une maison d’édition portée par une vision forte : le théâtre se lit autant qu’il se joue : En effet, depuis sa création, Actualités Éditions défend une vision forte : celle d’un théâtre qui se lit autant qu’il se joue. Refusant d’assujettir la publication des textes à leur mise en scène, la maison revendique une autonomie du texte théâtral et redonne toute sa place au lecteur. Cette démarche, rare dans le champ éditorial, contribue à renouveler les imaginaires et à ouvrir de nouveaux espaces de réception pour les dramaturgies contemporaines, en faisant du lecteur un futur spectateur.
-Un catalogue organisé autour de collections originales, chacune dédiée à un territoire hispanophone. Cette structuration constitue l’une des signatures les plus remarquables de la maison. Parmi elles, Les Incorrigibles (Espagne), Les Gravitations (Uruguay), Les Orfèvres (Mexique), Les Façonneurs (Cuba), Les Fictions (Argentine) et Les Équilibristes (Costa Rica), Écrits pour le théâtre dessinent une cartographie éditoriale vivante et plurielle, participant à la circulation des œuvres et à la décolonisation des imaginaires culturels.
-Une décennie de complicité et de fidélité ! Au fil des années, Actualités Éditions a su fédérer autour de son projet une communauté d’auteurices, de traducteurices, de lecteurices et d’artistes issus de disciplines variées. Designers, photographes et graphistes contribuent également à la conception des ouvrages, affirmant une volonté de décloisonnement des pratiques artistiques. La maison d’édition est aujourd’hui riche d’une quarantaine d’auteurs et d’autrices et de neuf traducteurices. La complicité des dramaturges hispanophone de la génération 2000 est née au gré du parcours artistique et professionnel de David Ferré. Issu du conservatoire d’art dramatique de Madrid (1998), David Ferré a d’abord été metteur en scène avant de se consacrer à la traduction théâtrale puis de fonder Actualités Éditions. Cette complicité a été l’amorce de tout son projet éditorial, qui s’est donné pour mission de faire connaître les voix théâtrales de la scène hispanophone d’aujourd’hui, mais aussi de mettre en œuvre de nombreux projets entre les écoles et les théâtres dans ces deux espaces linguistiques que sont le français et l’espagnol. La fidélité sans faille des unes et des autres permet aujourd’hui de présenter un répertoire éditorial solide, pluriel et divers. Cette mosaïque se nourrit de relations entre dramaturges, traducteurices, et éditeur constantes. À l’heure de cet anniversaire, la maison réaffirme son ambition : poursuivre l’exploration des écritures théâtrales contemporaines, soutenir des voix émergentes et continuer à faire de la traduction un lieu d’invention et de liberté. Elle invite à dépasser les frontières linguistiques et culturelles pour faire dialoguer les imaginaires, et consolide sa présence grâce à la collaboration lancée en 2025 avec Théâdiff, qui assure dorénavant la diffusion du catalogue.
*Déjà parus : "J'anéantirai les hommes de la face de la terre" de Maria Velasco. Nous sommes d’abord à la campagne, en face d’une scène typique des années 1990, celle d’un barbecue familial qui illustre à merveille notre société postindustrielle : loisirs, superficialité, joie, malentendus, rêve et maladie. Mais voilà, la jeune fille de la famille s’éloigne et trouve appui sur un arbre. Cette fusion des deux êtres constitue le corps invisible du texte. L’adolescente va progressivement défaire le nœud gordien qui unit les « clans », constitués de liens ancestraux en prise avec les contradictions de la religion, de la politique, de l’économie et de la société. L’auteure se penche sur les rapports de cause à effet entre nos pensées et nos actes, nos idées et nos représentations, individuelles et collectives. Il y a une correspondance entre la violence émotionnelle et sexuelle, et celle faite à l’environnement. Ainsi, l’exploitation de la nature humaine, animale et environnementale relève du même geste d’autodestruction de l’humanité, qui puise sa source dans les lointaines origines du langage. C’est bel et bien un puits que creuse ce texte, au gré de fragments reliés par la voix de ce qui disparaît et réapparaît, pour qu’affleure la vie sur le futur plateau du théâtre.
*L'auteure : María Velasco (Burgos — 1984) est une des figures les plus importantes de la scène contemporaine espagnole, comptant une oeuvre singulière et prolixe dans la lignée esthétique postmoderne. Son travail d’écriture s’allie à celui de l’art de la mise en scène, créant un fort dialogue entre les deux. Elle est diplômée en mise en scène et dramaturgie de la RESAD (2004 — Madrid) et en art de la scène et art visuel (2011 — Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía — Université d’Alcalá) et a soutenu une thèse sur Angélica Liddell (2011 — université Complutense). Elle se consacre à la transmission avec la mise en place d’ateliers dramaturgiques qui s’articulent autour de son oeuvre tout en la nourrissant.
"Un chalet en montagne, suivi de Bardammour ou mourir en souriant à la Lune (épisode 2)" de Albert Boronat. Ce texte commence par la mise en abîme d’un récit : celui de Caïman qui serait le fils d’un homme politique autoritaire et tortionnaire, fait prisonnier par son propre père après l’avoir trahi ! Dans un chalet en plein montagne, l’auteur de ce texte et son metteur en scène se retrouvent pour bavarder autour d’un repas. Comme dans un thriller, l’on découvre que l’un d’eux doit tuer l’autre ? Ils sont accompagnés par vingt spectateur.rice.s qui vont convoquer le geste le plus ancestral du théâtre : raconter des histoires. Entre drame, poésie, science-fiction et humour, plus que les faits, ce sont les mots qui dévoilent la réalité comme dans la philosophie de Wittgenstein. On rit beaucoup, et c’est l’intelligence d’un petit groupe d’êtres humains, ensemble, qui permet de surmonter le drame. À travers une polyphonie de personnages et d’histoires qui s’entrelacent, nous découvrons une enquête menée par un inspecteur de police. En effet, le cadavre d’une femme tuée par balles a été découvert aux abords d’une ville ! Ce texte relève du typique scénario de roman policier mais nous sommes au théâtre et l’intrigue n’avancera pas conformément à la tradition du genre. Le doute est au centre de ce récit dramatique, où le récit d’anticipation fleurte avec les nombreux faits divers qui nous environnent.
*L'auteur : Albert Boronat, très remarqué sur la scène espagnole actuelle, est un des auteurs les plus originaux et vertueux de sa génération. Artiste infatigable, il couvre le champ de l’écriture, de la scène et de la pédagogie. Il est diplômé en philosophie (2013 ― Institut del Teatre de Barcelone). Son travail se caractérise par la « narratologie ». Il est aussi metteur en scène. Signalons sa création de Un chalet à la montagne, adaptée pour des petits espaces (les appartements) qui tourne en Espagne depuis 2022. Parallèlement, il mène des ateliers dans les centres pénitentiaires.
"Tebas Land" de Sergio Blanco : Tebas Land s’inspire du mythe antique d’Œdipe et de la vie du saint Européen Martin au IVe siècle ; c’est d’autre part une affaire judiciaire créée et imaginée par l’auteur. Il est question du jugement et de l’emprisonnement d’un jeune parricide, Martín Santos, figure centrale et prismatique. Martín a tué son père de vingt et un coups de fourchette et porte un chapelet de pétales de rose que lui a offert sa mère. Le corps assassin, le corps abusé et le corps érotique forment un seul et même lieu chez Blanco, celui d’une parole qu’il est sans cesse urgent de formuler. Ce texte est aussi le récit dramatique d’un auteur qui se rend en prison — où il retrouve régulièrement le jeune parricide sur un terrain de basketball. Il s’entretient avec lui dans le but d’écrire son œuvre, mais aussi dans l’optique de le voir jouer son propre rôle. Progressivement, ce n’est pas tant la scène du crime que sa représentation scénique qui s’avère invraisemblable. La question « comment peut-on tuer quelqu’un » devient « comment représenter un criminel, une personne qui tue une autre personne ? » Entre reconstitution d’un meurtre et enquête sur l’amour filial, le labyrinthe des mots se déploie à travers ce remarquable drame contemporain.
*L'auteur : Sergio Blanco est un dramaturge et metteur en scène franco-uruguayen, né à Montevideo et installé à Paris. Son œuvre, fondée sur l’autofiction et le brouillage entre auteur, acteur et personnage, est jouée dans de nombreux pays et traduite en plus de quinze langues. Il a reçu plusieurs distinctions internationales majeures, dont deux prix Off West End à Londres (Tebas Land, La colère de Narcisse), ainsi que le Prix Alas et la médaille Morosoli en Uruguay pour l’ensemble de son parcours. Parmi ses textes les plus emblématiques figurent Tebas Land, Kassandra, Cuando pases sur ma tombe, Le brame de Düsseldorf et Tráfico, présentés dans de nombreuses institutions théâtrales à travers le monde. Ses dernières créations incluent COVID451 (2020), Divina invención (Madrid, 2021), Zoo (Piccolo Teatro de Milan, 2022), Tierra (Montevideo, 2023), Confesiones (2024), et un opéra tiré de Kassandra, créé au Teatro Colón de Buenos Aires en coproduction avec le Greek National Opera.
"La colère de Narcisse, suivi de Kassandra et Trafico" de Sergio Blanco : Appartenant au genre de l’autofiction, ces trois monologues alternent conférence, narration et confession et cartographient l’amour, la mort et autrui. Les personnages s’enlisent peu à peu dans le labyrinthe confus du moi et du langage. La colère de Narcisse est le récit dramatique de l’auteur, invité à Ljubljana pour donner une conférence sur le mythe de Narcisse. La découverte d’une inquiétante tache de sang sur la moquette de la chambre 228 nous fait basculer dans une intrigue digne d’un roman noir, dévoilant les détails macabres d’un crime ultra-violent. Kassandra, dans un anglais précaire, est la narration de l’héroïne. Migrante qui revend des produits de contrebande dans un bar clandestin, Kassandra se prostitue à l’occasion. Se remémorant son passé non sans l’ironie nécessaire, elle nous confronte à nos propres guerres de Troyes, nos exils, nos martyrs, et à notre barbarie. Tráfico est le monologue d’un jeune prostitué, Alex, qui vit dans la banlieue d’une ville quelconque. Il va devenir un « sicario », ces tueurs à gage au service des cartels de la drogue. Le texte relate ses péripéties et les rencontres avec ses clients, notamment avec l’un d’entre eux : « le Français », dramaturge qui va l’entraîner dans l’univers du crime et de la fiction.
*Parutions en cours 2026 : Collection Les Incorrigibles (Espagne) : . Un corps se déplace d’Eva Mir . Collection Écrits pour le théâtre . La pomme et la flèche d’Anton Arrufat
Collection Les Fictions (Argentine) : . Ma Panthère criminelle de Mag de Santo et Duen Sacchi
Collection Les Orfèvres (Mexique) : . Les trente-trois noms de Dieu d’Itzel Lara . Jacinto et Nicolasa de Camila Villegas . Tour et retour ocre brulé d’Alberto Villarreal . Approche de l’intérieur d’une baleine d’Ángel Hernández
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