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De la Comédie Française

Sortie  le  22/07/2026  

De Martin Darondeau et Bertrands Usclat avec Pauline Clément, Laurent Stocker, Julien Frison, Marina Hands, Adeline d’Hermy, Danièle Lebrun, Christian Hecq, Guillaume Gallienne et Benjamin Lavernhe


Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie-Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.

Des troupes d’acteurs/actrices et de comédiens/comédiennes, on en connaît un certain nombre qu’on a vu pour la plupart évoluer autant au théâtre qu’au cinéma, voire même les deux. Cette fois, c’est celle de la « Comédie Française » qui s’y colle, du moins, une petite partie à travers l’histoire d’une première représentation qui s’annonce mal…partie voire chaotique ! Et comme toute comédie (hexagonale ou non) qui se respecte, il va y avoir bon nombre de problèmes à régler, entre absences, retards, incidents, galères, pressions, stress et égos, et cela avant l’heure fatidique du lever de rideau. C’est qu’à la « Comédie Française », on ne badine pas avec le répertoire, qu’il soit (aussi) bien de chez nous ou venu d’ailleurs, on joue coûte que coûte !
Nous voilà donc parti pour 1h15 d’un huis clos qui se déroule intégralement dans l’enceinte même de cette prestigieuse institution théâtrale – « personnage » principal à part entière plutôt méconnu -, depuis la scène (la salle Richelieu) jusque dans les coulisses, en passant par les couloirs, le bureau de l’administrateur, les loges, le maquillage et les ateliers des costumes. On visite ce lieu mythique chargé d’Histoire(s) et invisible du grand public à travers une certaine frénésie ambiante comme si c’était le meilleur moyen de comprendre comment s’articule tout ce petit monde en activité perpétuelle, grouillant ici et là pour que tout fonctionne sans (trop d’)encombre. L’occasion pour chacun.e des sociétaires ou pensionnaires de faire son petit numéro, autant dans son propre rôle - Pauline Clément (excellente), Laurent Stocker (touchant), Julien Frison (attachant), Marina Hands, Adeline d’Hermy et Danièle Lebrun (« raide défoncée ») – que dans celui du contre-emploi - Guillaume Gallienne (un vrai régal en gardien d’accueil !), Christian Hecq (truculent en régisseur) et Benjamin Lavernhe (surprise !).
Grâce aux réalisateurs Martin Darondeau et Bertrand Usclat (les 2 seuls à ne pas faire partie de cette « grande maison » parisienne de la place Colette !), on se régale de ces dialogues parfaitement bien écrits, de ces réparties vivaces qui fusent, de ces usages et autres rouages qui grincent subtilement, de ces situations – réelles ou pas - aussi grandiloquentes que clownesques, aussi insolites qu’absurdes, parfois limite grotesques (un landau - avec bébé –suspendu dans les airs par erreur ; petite baisse de régime avant le final). On suit avec délectation l’enchaînement de ces saynètes ludiques très théâtrales (forcément !), plaisantes et piquantes à souhait, un tantinet pointues (assez nuancées par des références bien choisies pour être appréciées par les amateurs « éclairés » du genre !).
Bref, une « comédie (française) » dite classique bien de chez nous sans être pour autant complexe, lourde et rébarbative, avec son lot de dérèglements affichés, de bavardages passionnés et d’enfantillages burlesques qui ravira, on l’espère, les « amoureux » des bons mots comme des « belles lettres » !

C.LB



 
 
 
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