en 
 
 
cinema

 
 

Dracula – la parodie hilarante et terrifiante (jusqu’au 23 juin puis à partir du 21 septembre)

le  22/06/2026   au sein de l’Apollo théâtre – salle Apollo 360, 18 rue du faubourg du Temple 75011 Paris (à 19h30)

Mise en scène de Gaspard Legendre avec Caroline Aïn, Robin Ganacheau, Cyril Guillou, Naig Ledaim-Olivier, Aurélien Mallard et Valentin Nerdenne écrit par Gordon Greenberg et Steve Rosen




Il faut vraiment de tout pour faire un monde ! Tenez-, prenez l’histoire archi-connue du comte Dracula qui se déroule à la fin du XIXème siècle, donnez-la en pâture à quelques « azimutés du cerveau », ou plutôt, à des créateurs en mal d’inspiration qui vont s’amuser à détourner copieusement ce drame pour en faire une imitation satirique ou disons plutôt décalée, secouez l’ensemble avec un casting jeune, aussi énervé qu’efféminé, le tout sur fond d’une mise en scène azimutée quelque peu bordélique, pardon, « borderline », et vous obtenez cette nouvelle version revue et corrigée à la sauce gothique un tantinet pansexuel, voire sadomasochiste, limite « queer ». Bref, tous les goûts – et les styles – sont dans la nature !
Il n’y a pas de quoi s’étonner qu’un tel spectacle puisse exister, c’est dans l’air du temps que de vouloir moderniser en déviant quelques classiques de leur trajectoire « première », en les « dépoussiérant » un peu à coup de tenues excentriques pour ne pas dire outrancières et d’attitudes quelque peu provocantes, un moyen comme un autre de souligner outrageusement le fait qu’un vampire, qui mord des cous pour en sucer le sang, pourrait très bien avoir été « comme cela ! ». Pourquoi pas me direz-vous, encore faut-il que tout cela tienne la route !
Si les références sont légion ici – on pense indéniablement à The Rocky horror show -, il est à croire que, d’abord les auteurs américains puis le metteur en scène français n’en ont fait qu’à leur tête question transcription de l’œuvre originale, gardant le fond mais changeant radicalement la forme, laissant les 6 comédiennes et comédiens s’approprier leur rôle façon « roue libre » - cela a été sans aucun doute possible fait exprès, d’autant que chacun.e endosse plusieurs personnages ! -, gesticulant et parlant fort (jouant les divas, les ténors…) pour le plus grand plaisir d’un certain public averti et conquis d’avance. Soit, il faudra s’y faire, soit alors passer son chemin !
Quoi qu’il en soit, si le côté foutraque, absurde, grotesque, excessif et légèrement approximatif pour ne pas dire abscon ne vous rebute pas trop, vous y trouverez peut-être votre compte – la BO compile des tubes d’ABBA, de Madonna, de Cher et de Ghostbusters (SOS fantômes quoi !) - devant ce pastiche biberonné à la pop culture, pas totalement hilarant ni franchement terrifiant, mais qu’importe, me direz-vous !

C.LB



 
 
 
                                                      cinema - theatre - musique