| |
Gorgonà
Sortie
le 22/07/2026
De Evi Kalogiropoulou avec Melissanthi Mahut, Aurora Marion, Christos Loulis, Kostas Nikouli, Stavros Svigos et Errika Bigiou
Au cœur d’une petite cité-État chaotique dominée par une gigantesque raffinerie pétrolière, les hommes, tous armés, détiennent le pouvoir. Leur chef Nikos, gravement malade, doit organiser sa succession. Des tensions s'installent lorsqu'il inclut sa protégée, Maria, parmi les prétendants au trône. Le destin de cette jeune femme va basculer avec l'arrivée d'Eleni, une chanteuse qui va enflammer le bar de la ville et bien au delà…
L’été est arrivé et voilà que débarquent déjà sur les écrans le premier lot de « nanars » qui vont pour la plupart ne rester que quelques jours en salles ! Normal, faut bien « écouler » les stocks de films de série B – si ce n’est de série Z – afin de pouvoir récupérer le fameux label « sorti au cinéma » lors de leur vente en vidéo et de leur diffusion sur les chaines de télévision ou de streaming ! Bref, celui-ci en est un parfait exemple et prendra assurément le chemin des oubliettes avant que, peut-être, certains critiques ne déclarent et autres programmateurs ne décident d’en faire soit le pire d’entre tous, soit un « must du genre ». Dès le départ, on sait rapidement de quoi il en retourne ou, si vous préférez, le pourquoi du comment de cette histoire, des mecs musclés et tatoués qui ne pensent qu’à 3 choses : se battre entre eux, tirer avec leurs armes à tout bout de champ, et picoler jusqu’à plus soif affalés dans un bar miteux. Ah, n’oublions pas, « baiser » aussi quant l’idée leur vient d’y songer, lorsqu’ils ne font pas l’une ou l’autre des « activités » citées précédemment ! Des machos à l’expression bestiale qui empestent la testostérone – et les anabolisants -, incapables de penser à autre chose que de frimer et de mal parler aux rares femmes qui gravitent parmi eux. Disons plutôt que nous sommes en présence de « cagoles » opprimées, aux poses lascives et au maquillage outrancier, capables pourtant de retourner la tête voire de faire « vriller » ses décervelés qui se prennent pour des caïds (ceux de Marseille sont largement plus impressionnants, méchants et dangereux que cette bande de « grandes gueules » !). Vous l’aurez vite compris, on nage en plein « Mad Max du pauvre » à la sauce western, avec des acteurs et actrices qui ne savent pas tenir leur rôle – poser, ça oui, jouer, et bien non ! -, des paysages arides autour de quartiers pourris et de décors rouillés, des travellings répétés sans consistance et montés juste comme ça bout à bout, une mise en scène sans aucune structure narrative et encore moins de profondeur d’esprit. A croire que ce « premier film » manquait autant d’un directeur de casting que d’un scénariste et, éventuellement, d’un budget plus conséquent ! Là-dessus, vous rajoutez quelques plans violents, un peu de cul, vous oubliez la BO et vous obtenez cet ersatz caricatural, aussi grotesque que creux, de film d’anticipation pimenté de fantastique sans surprise, mâtiné d’un pseudo message féministe et d’une légère action – à moins que ce soit une « érection » de virilité ici et là ! Le seul petit « intérêt » résiderait sans doute dans le fait que cette production nous vient directement de Grèce, une curiosité en soi quoi !
C.LB
|