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- BD : Les dents de l'enfer de Mahi Grand aux éditions Dargaud
le 21/08/2026
Qui n'a jamais sursauté en regardant "Les Dents de la mer", qui n'a jamais pensé à croiser un requin en plongeant en pleine mer ?!.... Plus de 50 ans après la sortie en salle de "Jaws" ("Les Dents de la mer"), cette BD de 180 pages, transformée en documentaire, est bourré d'humour racontant l'histoire vraie (et à peine croyable) de la production et du tournage du film devenu la référence absolue en matière de film de genre réalisé par un futur géant du cinéma hollywoodien : Steven Spielberg.
Le deuxième long-métrage du jeune Steven Spielberg est un véritable coup de maître. Immense succès commercial, Les dents de la mer devient un film culte en un été, imprimant au passage dans le cerveau de millions de spectateurs la terreur des requins. Pourtant, le premier blockbuster de l'histoire a bien failli ne jamais voir le jour. Scènes écrites la veille pour le lendemain, requins mécaniques défaillants, cent cinquante-neuf jours de tournage au lieu des cinquante-cinq prévus, budget presque quadruplé, tout concourt à faire de ce film un terrible four. A l'origine d'une partie des problèmes en tout genre, mais capable également d'y trouver les solutions, Spielberg saura transformer ce désastre annoncé en un triomphe inédit.
Comme Autant en emporte le vent ou Apocalypse now, Les dents de la mer fait partie des chefs-d'oeuvre cinématographiques dont le tournage est un tel calvaire qu'il menace l'achèvement du film. Confiée en 1975 à un jeune, ambitieux, et somme toute inexpérimenté metteur en scène de 26 ans, l'adaptation du roman de Peter Benchley subit maintes épreuves : de nombreux problèmes techniques, des remaniements incessants de scénario, des retards, l'exigence de Spielberg, l'hostilité de l'équipe envers le metteur en scène, les doutes d'Universal. A la manière d'un documentaire très rythmé, la BD Les dents de l'enfer passe en revue ces cent cinquante-neuf jours qui créent le concept de blockbuster de l'été. Le rôle de Spielberg y est central. Sa volonté de réaliser une oeuvre sans concession artistique entraîne un monumantal dépassement de planning, fait exploser le budget du film et vaciller sa confiance en lui-même. Pourtant, il tient bon. Cette opiniâtreté et le pari des producteurs de lui laisser carte blanche seront les clés du succès. Avec les dents de l'enfer, Mahi Grand décrit la complexité de la préparation et de la fabrique d'un long métrage, et l'enjeu crucial de certaines décisions quand le film est à deux doigts de boire la tasse. Passionnant....
-L'auteur : En 1996, diplôme des Arts Décoratifs en poche, Mahi Grand travaille pour le théâtre en tant que scénographe. Il décore et habille les spectacles de Laurent Rogero, Julia Vidit, Thierry Thieu Niang ou Olivia Grandville. Puis il s'oriente vers le cinéma où il a l'occasion de travailler pour des réalisateurs tels que Bruno Dumont, Noémie Lvosvki, Roschdy Zem ou Xavier Giannoli. Il développe dans un même temps son travail de plasticien, comme sculpteur et peintre (https://www.mahigrand.net). Par ailleurs Mahi Grand dessine. Il a pu goûter aux joies de l'edition avec « les bons conseils du professeur Corbiniou » de Pierre Desproges (ed.Seuil, 1998), « le testament d'Aimé » (ed. Les Presseurs d'éponges, 2005) , « L'Algérie c'est beau comme l'Amérique » (ed. Steinkis, 2015) et « Un Anglais dans mon arbre » (ed. Denoel Graphic) avec Olivia Burton.
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