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- BD : La femme au portrait de Nicolas Tellop et Antonio Lapone aux éditions Dargaud
le 28/08/2026
Hollywood, fin des années 40. Un duo de producteurs excédés, une actrice énervée et un réalisateur pas net. Il y a eu un meurtre sur le plateau ! Miss X, une enquêtrice perspicace et caustique, remonte la trace d'un assassin féru de peinture et de cinéma (en 90 pages).
Los Angeles, années 1940. Sur le plateau de tournage d'un film, La femme au portrait, un tableau a été volé. Le seul témoin présent, le veilleur de nuit, a été tué. A vrai dire, c'est surtout la disparition de ce tableau qui chagrine l'équipe de production : sans lui, le tournage doit être suspendu. Une détective privée nommée Miss X, ancienne actrice aussi caustique que séduisante et perspicace, mène l'enquête. Elle soupçonne le réalisateur, Ernest Spieler. Pour la convaincre de son innocence, celui-ci lui propose de l'aider à démasquer le véritable coupable, indice après indice. Dans une ville où le vrai et le faux se confondent sans cesse, et où "tout le monde est prêt à n'importe quoi pour faire un film", découvrir la vérité ne sera pas une mince affaire...
On a vite fait de se perdre - dans tous les sens du terme - dans Los Angeles, ville-monde truffée de faux-semblants, de rêves de gloire et de désillusions. "Plus on avance, moins on y voit clair", remarque Miss X avec un sens certain de l'à-propos. C'est justement ce qui fait le charme de ce polar, teinté de nostalgie pour l'âge d'or d'une cité mythique magnifiée par la machine à rêves hollywoodienne. Fin connaisseur des codes narratifs du cinéma de genre et de la bande dessinée, Nicolas Tellop nous entraîne dans une enquête qui nous fait découvrir les coulisses d'un milieu, le cinéma peuplé de personnalités portées par leurs fantasmes et leur vanité. Le trait stylisé à la ligne claire élégante, et le sens de la mise en scène d'Antonio Lapone, qui s'était fait remarquer avec Gentlemind, sont en harmonie parfaite avec la narration, et sa maîtrise des couleurs installe un climat envoûtant qui joue à merveille d'une alternance d'ombre et de lumière. Comme le dit Miss X, "que sait-on au juste de ce qui se loge à l'intérieur de chacun ?".
La Femme au portait, est un polar à clés, un chausse-trappes avec des fausses pistes en forme d'hommage à l'âge d'or du cinéma américain. Bref, l'nvitation est faite pour les amateurs de polar à clé à l’intrigue bien ficelée et d’immersion dans le mythique Hollywood de l’âge d’or. Et si quelques frissons et un humour acide les attirent, “La Femme au portrait”, dans son récit complet, peut se montrer fort convaincant.
-Les auteurs : *Nicolas Tellop écrit sur la bande dessinée, le cinéma, la littérature et la pop culture. Ses textes sont publiés dans Kaboom, Neuvième Art 2.0, Chronic’art, Le Magazine Littéraire, La Septième Obsession, Diacritik et Carbone. En 2016, il a participé aux essais Astérix et Obélix à l’épreuve de l’histoire (Éd. Popcorn), Vies et morts des super-héros (PUF) et Le Livre des trahisons (PUF). Pour l'édition 2017 du festival d'Angoulême, il a été commissaire d'une exposition consacrée à Gaston Lagaffe.
*Antonio Lapone est né en 1970 en Italie. Il travaille dans une agence publicitaire avant de se tourner vers la bande dessinée. Grand amateur des années 1950 (Walter Minus, Serge Clerc, mais surtout Yves Chaland), il peaufine en parallèle son style ligne claire. En Italie, Antonio Lapone collabore avec Disney puis, après l'obtention du 1er prix Fnac Paris La Défense en 1999, publie sa première histoire dans BoDoï n° 23, "Desy Blonde". Par la suite il réalise notamment les portfolios "Girl Atomik" et "Club Colonial" (Le 9e Monde), et l'artbook "Cars and Girls" chez Paquet. Glénat édite deux albums, "Accords sensibles" (2011) et "Adam Clarks" (2014). Il collabore également avec Teresa Valero et Juan Díaz Canalès en créant le diptyque "Gentlemind" (Dargaud, 2020), qui raconte le destin poignant d'une femme qui hérite d'un magazine de charme, 'Gentlemind', dans le New York des années 1950/1960 !
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