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Un espoir – les 3 reflets d’une adoption (jusqu’au 27 septembre)

le  10/09/2026   au théâtre Libre (La Scène Libre), 4 boulevard de Strasbourg 75010 Paris (du mercredi au samedi à 21h et dimanche à 17h)

Mise en scène de Diane Ilescu avec Christine Gagnepain, Sandrine Seubille et Jenny Trehoux écrit par Wendy Beckett




Vêtue de plumes noires, tel un oiseau de mauvais augure, elle se présente : c’est la harpie, du nom de ces divinités mi-femme mi-oiseau. Vaguement inquiétante, elle sera le fil rouge de cette intrigue à trois femmes mettant en scène deux mères et leur fille commune, biologique pour l’une, adoptée pour l’autre. Là où la figure sombre de la harpie n’avait fait qu’une apparition furtive, une jeune fille et celle que l’on devine sa mère s’avancent sur le plateau.
Dans ce décor d’atelier de couture- machine à coudre et mannequin -, les deux femmes, l’une en devenir et l’autre plus mûre qu’elle ne voudrait l’être, s’accrochent. La jeune fille a un amoureux ? A quoi bon ? « Ils ne sont jamais comme tu peux » et puis, « tu m’as moi, tu n’as pas besoin d’un garçon ». Se dessine alors, peu à peu, une relation d’haine-amour entre cette mère, que l’on devine adoptive, et cette fille qui ne sait pas se défaire de l’emprise de cette mère narcissique, vaguement alcoolique et caractérielle. Mais le veut-elle seulement ?
Si l’on peine à cerner le personnage de la « harpie » et sa sombre silhouette, on est emporté par la finesse de ce jeu entre chat et souris qui anime les relations entre Deidre, la fille (jouée avec grande maturité par Jenny Tehoux) et Minette la mère, maitrisée avec talent par Sandrine Seubille. Pour adhérer totalement à ce texte parfois étouffant, il faudrait cependant débarrasser la mise en scène de quelques encombrants dispositifs lumineux et surtout élaguer une bande son qui ne sert pas ce talentueux duo comme il le devrait.

Eric Dotter



 
 
 
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