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Street fighter
Sortie
le 14/10/2026
De Kitao Sakurai avec Andrew Koji, Noah Centineo, Callina Liang, Joe « Roman Reigns » Anoa’i, David Dastmalchian, Cody Rhodes, Andrew Schulz, Vidyut Jammwal et Eric André, plus Curtis “50 Cent” Jackson et Jason Momoa
En 1993, Ryu et Ken Masters, deux Street Fighters autrefois inséparables, sont replongés dans l’arène lorsque la mystérieuse Chun-Li (Callina Liang) les recrute pour le prochain World Warrior Tournament : un affrontement brutal où se mêlent poings, destin et fureur. Mais derrière cette battle royale se cache une conspiration mortelle qui les oblige à s’affronter, tout en faisant face aux démons de leur passé… Et s’ils échouent, c’est GAME OVER.
Qui ne connaît pas le jeu d’arcade Street fighter, le premier jeu vidéo de combat apparu en 1987 et l’un des plus populaires séries de jeux de l’histoire de la pop culture avec plus de 60 millions d’exemplaires vendus dans le monde ? Fort de ce succès, il fallait bien que le cinéma s’empare de ce phénomène pour en faire un film en prises de vue réelles, devinez de quoi ?, de combats bien sûr ! Il y a bien eu deux « tentatives » avec Street fighter – l’ultime combat, sorti en 1994 avec Jean-Claude van Damme (et Kylie Minogue !), mais le résultat s’en est ressenti au niveau des critiques ainsi qu’au box-office, et Street fighter – Legend of Chun-Li en 2009. Celui-ci semble bien prendre le même chemin, de par une qualité photographique déplorable (un gros grain parfois flou, un comble !), des effets spéciaux succincts et un jeu d’acteurs – si on peut appeler cela des acteurs : c’est que de la frime à travers des « bêtes de foire » qu’on exhibe torse nu ! – quasi-inexistant. Ca surjoue au maximum, avec des personnages certes emblématiques de la saga mais caricaturaux au possible (tou.te.s sans exception !), de l’humour de 3ème catégorie comme on en fait plus depuis des lustres, des clichés à la pelle « en-veux-tu-en-voilà », et de la testostérone à revendre à plein nez. C’est bien simple, tout est prétexte ici à se bastonner, très souvent pour un rien d’ailleurs, comme si le leitmotiv principal était d’en rajouter toujours plus à l’écran entre déjà deux « véritables » combats sur un ring. Côté scénario, on n’a rien inventé : un tournoi bidon sans aucune règle, avec 8 guerriers aux biceps surgonflés, organisé par un dictateur de pacotille habillé façon « Super Mario », sur fond de héros aux pouvoirs surpuissants mais en quête de rédemption à la manière de la série télévisée Kung fu de 1972, avec David Carradine. Cette adaptation sur pellicule a au moins l’avantage de diffuser ici et là une BO branchée et quelques séquences de dessins animés genre animation d’action japonaise. Les combattants – dont des figures majeures du catch - n’en sortent vraiment pas grandis, d’autant que les coups de pied circulaires et les « hadoukens » (une attaque spéciale de la franchise inventée en 1987) ne suffisent à sauver une histoire poussive qui s’éternise (2 bonnes heures tout de même !) pour pas grand-chose de tangible ni de convaincant au final.
C.LB
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