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Inferno – la dernière nuit du disco (jusqu’au 24 janvier 2027)

le  16/10/2026   au sein de Bobino, 14-20 rue de la Gaîté 75014 Paris (du jeudi au samedi à 21h et dimanche à 17h)

Mise en scène de Cécile Chaduteau avec Carmen Maria Vega, Andie Masazza, Pierre-Antoine Brunet, Marc Bouttin, Albertine Awana Ebode, Jean-Brice Ardenne, Kim Melville, Keh Mey, Maliya Jackson… et un Live Band écrit par Christophe Jambois




Si vous aimez le disco – et celui qui vous dira le contraire est un fieffé menteur -, c’est à coup sûr la comédie musicale exclusivement « funky » du moment à ne pas manquer ! C’est bien simple, ça commence avec un pot-pourri de quelques-uns des hits musicaux de l’époque et ça finit en apothéose par un medley d’autres grands tubes de cette même période bénie des Dieux…de la musique of course ! Impossible cette fois d’échapper à ce style musical révolutionnaire, inventé dans les années 70 pour faire danser le monde entier, vous allez en prendre pour presque 2 heures quasi non-stop autour de tous ces succès qui nous ont fait - et encore aujourd’hui – nous déhancher et nous trémousser sur n’importe quel piste de danse, « discothèque » comprise.
Justement, il est question ici d’un club – un temple de la fête appelé Inferno – dirigé d’une main ferme par Carmen, sorte de reine de la nuit façon Régine mais teinte en blonde. Et qui dit boîte de nuit dit physionomiste agaçant, danseurs exubérants, champagne dégoulinant, mais aussi ambiance sulfureuse, jalousie autour de « préférences » de l’un.e par rapport à l’autre, et pouvoir avec une main mise sur chacun.e d’entre eux/elles, le tout sur fond de vengeance à manger froid. Si la musique, servie par 4 musiciens chevronnés et une quinzaine d’artistes chorégraphiques doublés de chanteurs émérites, est l’élément fort de ce spectacle, on ne peut pas en dire autant du « scénario » - une sombre histoire de rivalités navrantes entre filles avec des dialogues plutôt assez futiles limite insipides - qui semble être venue se greffer là-dessus comme un « cheveu dans la soupe ».
Qu’importe, l’enthousiasme et l’énergie que dégage la troupe (le plaisir de jouer se lit sur leur visage !) suffisent amplement à emporter tous les suffrages lorsque les spectateurs se lèvent pour applaudir à tout rompre, autant la compilation musicale détonante que les nombreuses chorégraphies virevoltantes. De quoi provoquer sans doute une légère frustration chez eux de ne pas pouvoir danser alors qu’ils sont là, bien présents, assis sans pouvoir véritablement bouger, dans cette immense salle de Bobino transformée pour l’occasion en dancing, un peu dans l’esprit du club 52 à New-York. Comme quoi, même « recyclé » en musical théâtral, le disco n’a pas émis sa dernière note et a encore de beaux jours devant lui, que ce soit à l’écoute de Donna Summer, David Bowie, Gloria Gaynor, Sylvester, Stevie Wonder, Elton John, Chic ou bien encore Diana Ross !

C.LB



 
 
 
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