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Source code (sur Ciné + Frisson)
Sortie
le 07/09/2026
De Duncan Jones avec Jake Gyllenhaal, Michelle Monaghan, Vera Farmiga, Jeffrey Wright et Michael Arden
Colter Stevens se réveille en sursaut dans un train à destination de Chicago. Amnésique, il n’a aucun souvenir d’être monté dedans. Pire encore, les passagers du train se comportent avec lui avec familiarité alors qu’il ne les a jamais vus. Désorienté, il cherche à comprendre ce qui se passe mais une bombe explose tuant tout le monde à bord. Colter se réveille alors dans un caisson étrange et découvre qu’il participe à un procédé expérimental permettant de se projeter dans le corps d’une personne et de revivre les 8 dernières minutes de sa vie. Sa mission : revivre sans cesse les quelques minutes précédant l’explosion afin d’identifier et d’arrêter les auteurs de l’attentat. A chaque échec, les chances de pouvoir revenir dans le passé s’amenuisent. Alors qu’il essaie d’empêcher l’explosion, ses supérieurs lui apprennent qu’un 2ème attentat est en préparation en plein cœur de Chicago et qu’il ne s’agit plus de protéger les quelques passagers du train mais la ville toute entière. La course contre la montre commence….
A bien lire ce synopsis plutôt complexe et quelque peu confus aux premiers abords, il y aurait du Minority report (de Steven Spielberg – avec ce moyen d’éradiquer un ou plusieurs meurtres en se dotant d’un système de prévention, détection et répression sophistiqué) là-dessous que ça ne nous étonnerait pas, tout comme d’ailleurs un peu d’Un jour sans fin (de Harold Ramis - avec cette fois ce principe de boucle temporelle qui condamne quelqu’un à revivre sans fin la même journée), histoire de nous coller au plus prêt de plusieurs phénomènes paranormaux comme d’éléments de physique quantique. C’est donc dans cette ambiance à la fois de science-fiction et de fantastique qui mélange astucieusement passé, présent et futur, que va revenir la loude tâche à une seule personne, sorte de cobaye humain enfermé dans une caisse métallique plutôt sombre, de découvrir où se cache une bombe meurtrière, capable d’anéantir plusieurs centaines de vies, et d’identifier celui (ou celle) qui a osé la déposer dans un train (encore à l’honneur après le récent Unstoppable de Tony Scott où il était déjà question d’empêcher de décimer une ville entière à cause cette fois de produits hautement toxiques !), et tout cela à l’aide d’un programme informatique on ne peut plus compliqué. C’est que depuis les attentats du 11 septembre, les américains ont une véritable phobie pour de possibles attentats terroristes sur leur territoire, et l’idée que l’un d’entre eux puisse toucher une agglomération aussi importante que par exemple celle de Chicago, a de quoi vraiment leurs foutre pas mal les pétoches. C’est d’autant plus vrai que c’est le but recherché (et escompté ici), et de ce côté-là, c’est plutôt réussi. Peu d’effets spéciaux à tire-larigot mais une montée toute en puissance, une tension vraiment palpable, une atmosphère flippante garantie et un stress très accrocheur, renforcées par des séquences certes souvent similaires mais néanmoins rythmées qui apportent à chaque fois plusieurs nouveaux éléments à l’enquête et ainsi de nouvelles directions narratives possibles. C’est que changer le passé (et prévenir l’avenir), tout en rejouant sans cesse la même scène à volonté, n’est pas donné à tout le monde, alors raison de plus pour essayer de proposer un scénario futuriste assez proche de nous qui tienne vraiment la route, à l’aide d’une intrigue non linéaire pour une fois ! Là-dessus, vous rajoutez une perte de repères, un dédoublement de la personnalité, une recherche d’identité et une arme anti-terroriste, et vous aurez autant le fond que la forme d’un bon thriller à la Philip K.Dick, le tout soupoudré de rebondissements bien haletants, doublés de (trop) bons sentiments et de (trop) belles valeurs morales à la pelle (surtout à la fin). Le principe de cette Source code, un outil fabuleux qui permet de réaffecter le présent en avançant et en reculant un « pion » projeté à plusieurs reprises au même endroit, est un bon moyen pour nous tenir en haleine pendant plus d’1h30 et nous en mettre plein la vue, au moins autant que les protagonistes du film. Jake Gyllenhaal (Le secret de Brokeback Mountain ; Zodiac ; Prince of Persia ; et dernièrement Love et autres drogues) s’en sort haut la main et confirme son statut de jeune vedette prometteuse, tandis que Michelle Monaghan (Kiss kiss bang bang ; Infidèle ; La mort dans la peau ; Mr.& Mrs. Smith) et Vera Farmiga (Les infiltrés ; Par effraction ; Esther ; In the air) lui rendent l’appareil avec simplicité, aisance et naturel. Sans aller jusqu’à penser que c’est le chef d’œuvre du moment à côté duquel il ne faudrait surtout pas passer, ce serait un peu exagéré, mais de là à dire que vous en prendrez plein la « gueule » avec le sentiment de ne pas vous être ennuyé une seconde, c’est certain, du moins autant que notre beau et profond héros, tout dévoué à la bonne cause patriotique et au service de sa grande nation ! C’est toujours çà de pris, me direz-vous….
C.LB
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