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Super 8 (sur Canal + Grand écran)
Sortie
le 20/10/2026
De J.J.Abrams avec Kyle Chandler, Elle Fanning, Joel Courtney, Gabriel Basso, Noah Emmerich, Ron Eldard, Ryan Lee, Ryley Griffiths et Zach Mills (les 20, 21, 27 et 30/10)
Eté 1979, une petite ville de l’Ohio. Alors qu'ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d'une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu'il ne s'agit pas d'un accident. Peu après, dans leur bourgade, des disparitions étonnantes et des événements inexplicables se produisent en ville, et la police tente de découvrir la vérité, les adolescents aussi… Une vérité qu’aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer.
Il suffit de lire sur l’affiche le nom de J.J.Abrams, réalisateur notamment de Star Trek, Mission impossible 3 et de la fameuse série télévisée Lost, et surtout celui de Steven Spielberg, qui fait ici uniquement office de producteur, pour comprendre rapidement qu’il s’agit d’un gros film fantastique à grands renforts d’effets spéciaux et d’extraterrestres, ou du moins un seul cette fois. Il était aisé d’imaginer que Spielberg, inventeur du genre avec un casting composé de quelques enfants depuis le célèbre E.T. en 1982, puis Rencontres du 3ème type jusqu’à La guerre des mondes, allait intervenir d’une manière ou d’un autre dans ce vaste projet particulièrement imaginaire, où il est question de la rencontre d’adolescents futés, des cinéphiles en herbe plutôt débrouillards (à ce sujet, un bon conseil : ne loupez pas le générique de fin en…super 8 !), avec un gigantesque monstre, sorte de croisement géant entre une mante religieuse et un crabe. Donc, 30 ans après E.T., Spielberg semble vouloir passer le relais à la nouvelle génération de cinéastes fort prometteurs en la personne de J.J.Abrams qui ne mégote pas sur les scènes d’action, ni sur celles de tension et encore moins celles d’émotion. Aurait-il enfin trouvé en ce dernier le fils modèle, prodige ou spirituel, qui pourrait peut-être un jour lui succéder honorablement ? Apparemment oui, à en croire ses histoires autant fantastique (il a produit le film Cloverfield) que de science fiction (il a un nouveau Star Trek en préparation), ses prises de vues spectaculaires (le crash du train), et ses nombreux clins d’œil pour le moins éhontés au maître à travers justement E.T. (comme le vélo tout terrain du héros, la bande de copains d’école et leurs courses-poursuites avec l’armée qui fait évacuer leur petite ville bien tranquille, le contact avec l’extra-terrestre,…). J.J.Abrams nous referait-il pas un E.T l’extra-terrestre. à sa façon, version moderne ? En quelque sorte puisqu’il y a bien une trame assez similaire autour d’une histoire de jeunes aux prises avec un étrange alien, sauf que la gravité de l’entreprise (à grands coups de destructions massives, de disparitions inquiétantes et de meurtres aussi) l’emporte sur la partie dite sentimentale (à part quelques relations et autres problèmes familiaux assez classiques et une légère histoire de coeur entre les 2 héros ados). Néanmoins, le suspense est palpable, voire même haletant, les acteurs tous craquants, au moins autant que ceux d’E.T. d’ailleurs (surtout Joel Courtney dont c’est la première apparition à l’écran, ainsi qu’Elle Fanning avec ses faux airs de Vanessa Paradis, aperçue dans Sam je suis Sam, Déjà vu, Babel, L’étrange histoire de Benjamin Button, et dernièrement Somewhere), sans oublier la BO ambiante, contenant quelques tubes de l’époque (entre autres ceux des Commodores, de Blondie, des Cars, de Chic, des Knack et d’ELO). Qui de la nouvelle génération de spectateurs irait (re)voir aujourd’hui E.T. au cinéma ? Plus beaucoup de personnes malheureusement, et ce nouveau film d’aventure (un peu catastrophe tout de même !) de grandes envergures, certes quelque peu nostalgique dans sa forme mais complètement nouveau dans son fond, pourrait bel et bien ravir un jour la première place à d’anciennes productions traditionnelles du même type, dépassées depuis belle lurette faute de moyens visuels suffisants pour en mettre plein la vue à des jeunes d’aujourd’hui, gros amateurs et également gros consommateurs de ce style de réalisations. C’est le prix à payer actuellement, où les techniques employés deviennent vite obsolètes, passées à peine quelques années !
C.LB
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