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Jason Bourne : l’héritage (sur OCS)

Sortie  le  21/02/2026  

De Tony Gilroy avec Jeremy Renner, Rachel Weisz, Edward Norton, Stacy Keach, Dennis Boutsikaris, Oscar Isaac, Joan Allen, Albert Finney, Scott Glenn et David Strathairn (les 21 et 24/02 + 13/03)


Après les 3 films dont Jason Bourne était le héros, on croyait tout connaître de son histoire et de son passé d’agent tueur malgré lui. Mais l’essentiel restait à découvrir. Le programmeTreadstone, dont Jason était le cobaye, n’était que la partie émergée d’une conspiration plus ténébreuse, ourdie par d’autres branches du gouvernement et mettant en jeu d’autres agences du renseignement, d’autres programmes militaires, d’autres laboratoires secrets…
De treadstone est né « Outcome » dont Aaron Cross est un des 6 agents. Sa finalité n’est plus de fabriquer des tueurs mais des hommes capables d’assurer isolément des missions à haut risque. En dévoilant une partie de cette organisation, Jason laissait derrière lui un « héritage » explosif : compromis, les agents « Outcome » sont désormais promis à une liquidation brutale. Effacés à jamais pour que le « père » du programme, le colonel Byer puisse poursuivre ses sinistres activités.
Une gigantesque chasse à l’homme commence, et Cross, devenue sa première cible, n’a d’autre recours que de retrouver et gagner la confiance de la biochimiste d’« Outcome », Marta Shearing, elle-même menacée de mort…


On reprend (presque) tous les mêmes, les méchants dans les 3 premiers volets du célèbre espion amnésique, sans oublier un super « chef » au moins aussi retord que précédemment, et on rajoute cette fois-ci juste un nouveau « gentil » héros, un agent de la CIA tout aussi rompu à toutes les techniques de combat que son antécédent, tout en ayant également mis de côté ses réactions émotionnelles. Celui-là n’a certes pas perdu la mémoire mais il est néanmoins bel et bien manipulé par sa hiérarchie. Et comme un château de sable ou plutôt un jeu de domino posé en équilibre, tout va s’écrouler ou plutôt exploser autour de lui, mettant en péril autant sa vie que celle de son « otage » consentant, une femme comme dans les autres chapitres de la fameuse franchise Jason Bourne.
Même si le nom de ce dernier est (encore) souvent mentionné, que ce soit dans le titre ou dans la conversation, jusqu’à même retrouver une photo de lui diffusée à l’écran - interprété par Matt Damon qui l’incarnait dans la première trilogie ! -, il est « là » sans vraiment y être, devenant plus une référence de base qui passe indirectement le relais à son alter-ego, joué ici par Jeremy Renner - vu dans The town, Démineurs, Mission Impossible : protocole fantôme et The Avengers. Un peu plus cool que l’« original », il se dépatouille physiquement plutôt bien, courant, tirant et tuant sans trop se poser de questions, vue la situation présente vécue et particulièrement mouvementée.
De ce côté-là, on peut constater que le réalisateur Tony Gilroy (Michael Collins ; Duplicity – un autre thriller déjà bien secoué ! -), de surcroît scénariste (on lui doit les scénarios des 3 premiers Jason Bourne), n’a pas lésiné sur les moyens avec des poursuites spectaculaires sur les toits et en moto, au moins aussi infernales que celles filmés auparavant et de façon magistrales dans cette saga assez complexe. Car il faut bien se rendre à l’évidence, voilà un sujet spécialement alambiqué pour celui (et celle) qui n’aurait pas suivi le début. C’est qu’il faut être alerte pour comprendre de quoi il en retourne, un programme militaire ultrasecret mais illégal qui resurgit sans crier gare aux yeux de plusieurs personnes et qui va bousculer sérieusement leurs petites habitudes.
On vous passera les détails sur quelques missions programmées, le pistage puis l’élimination de « cibles » opérationnelles compromettantes, l’inoculation et le suivi de traitements sur des cellules vivantes, l’accès de démence de certains, la fuite éperdue d’autres, le tout sur fond d’infections, de virus, de médocs et de sevrage, sans oublier de dépaysement avec des ballades entre un centre d’entrainement de survie en Alaska et un laboratoire douteux à Manille aux Philippines. De toute façon, on ne change pas une équipe qui gagne, même si elle est légèrement différente, vu le succès de la saga, ni un principe narratif qui fonctionne, avec la même découpe et le même procédé explicatif qu’auparavant (enquête et action en parallèles à l’image). Ce qui va permettre à beaucoup de bien suivre chronologiquement les péripéties ô combien périlleuses de ce Jason plus fort que MacGyver et plus rusé que James Bond. Quand on pense d’ailleurs qu’un 5ème volet est en préparation, on en salive déjà d’avance….

C.LB



 
 
 
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