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Jane got a gun (sur OCS)
Sortie
le 17/10/2026
De Gavin O’Connor avec Natalie Portman, Joel Edgerton, Ewan McGregor, Noah Emmerich, Boyd Holbrook, Rodrigo Santoro et Todd Stashwick (les 17, 19 et 27/10)
Jane Hammond est une femme au caractère bien trempé mariée à Bill, l’un des pires bandits de la ville. Lorsque celui-ci se retourne contre son propre clan, les terribles frères Bishop, et qu’il rentre agonisant avec 8 balles dans le dos, Jane sait qu’il est maintenant temps pour elle de troquer la robe contre le pantalon et de ressortir son propre pistolet. Le meilleur espoir de Jane n’est autre que son ancien amour Dan Frost, dont la haine envers Bill n’a d’égal que son amour pour Jane.
Si l’actrice Natalie Portman a un peu près tourné dans tous les genres cinématographiques existants depuis le début de sa déjà assez longue carrière, que ce soit du type polar (Léon ; Heat) ou fantastique (Star Wars épisode 1, 2 et 3 ; Le merveilleux magasin de M. Magorium ; Thor 1 & 2), en passant par la comédie romantique (Tout le monde dit I love you ; Sex friends) ou décalée (Zoolander), le drame sentimental (Closer : entre adultes consentants), le thriller (Black swan), le film engagé (Free zone), le film de science-fiction (Mars attacks !) et même le film d’époque (2 sœurs pour un roi), il lui restait encore ou du moins, il ne lui manquait plus à son palmarès que le western à interpréter, même si elle l’a plus ou moins abordé de façon légèrement détournée (pendant la guerre de Sécession) à une seule occasion, dans Retour à Cold Mountain d’Anthony Minghella sorti en 2003. Grand bien lui fasse puisqu’elle semble plutôt énergique et assez déterminée ici, prête à en découdre avec n’importe quel hors-la-loi qui voudrait faire du mal à sa jeune progéniture ainsi qu’à son chéri adoré ! Néanmoins, malgré toute la (bonne) volonté du monde, elle a quelques difficultés à entrer de plein pied dans la peau « burinée » d’une femme de l’Ouest réellement à poigne sous ses allures soulignées de frêle, précieuse et délicate demoiselle fraîchement débarquée dans un Far-West on ne peut plus traditionnel et bourré de clichés (encore une histoire de survie et de vengeance sur fond de règlements de compte sanglants !), s’aventurant certes là où on ne l’attendait pas vraiment mais ne faisant pourtant pas non plus franchement le poids, voire pas très convaincante face à des bandits cyniques et patibulaires bien caricaturaux, rictus de circonstance et faciès de méchant patenté en prime. Ne pouvant donc pas faire illusion très longtemps en cowgirl émancipée avant l’heure – je vous rappelle que nous sommes en 1871 ! -, elle essaye de sauver les meubles – tous d’ailleurs copieusement criblés de balles ! – en tentant tant bien que mal de sauver le moribond (futur) et l’orpheline (prochaine). Quoi qu’il en soit, il faut noter qu’elle n’était pas le tout premier choix du réalisateur Gavin O’Connor (Libres comme le vent ; Le prix de la loyauté ; Warrior) – d’autant que ce dernier ne l’était pas non plus ni celui qui joue son ex-petit ami (sous les traits de Joël Edgerton, vu entre autres dans Nos vies secrètes, Warrior – tiens, déjà ! -, Gatsby le magnifique et Exodus : gods and kings) -, mais si l’on se souvient bien de sa première apparition à l’écran, dans Léon de Luc Besson, « la force était déjà avec elle » d’autant qu’elle apprenait assez vite le maniement des armes. Alors, faisons un peu abstraction de ce drôle de casting (avec même Ewan McGregor en tyran plutôt méconnaissable !), ainsi que d’un titre pareil pour ce film passablement crédible (aussi racoleur qu’éloquent, très typé série B !), et focalisons-nous plutôt sur les beaux paysages sauvages environnants, les nombreux flash-back explicatifs, et les quelques affrontements sporadiques qui viennent alimenter comme il se doit cette production certes posée, sombre et réaliste mais lente, sans surprise et parfois trop bavarde....
C.LB
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