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Thunder road

Sortie  le  12/09/2018  

De Jim Cummings avec Kendal Farr, Nican Robinson, Jim Cummings, Jocelyn DeBoer, Macon Blair, Chelsea Edmundson et Ammie Leonards


L'histoire de Jimmy Arnaud, un policier texan qui essaie tant bien que mal d'élever sa fille.
Le portrait tragi-comique d'une figure d'une Amérique vacillante.


C’est bien simple, vous allez avoir le droit à l’image, pendant 1h30 et sans discontinuer, l’omniprésence de Jim Cummings, derrière et devant la caméra, dans le rôle d’un « pauvre mec », celui d’un flic qui ne respire pas vraiment l’intelligence, un peu nunuche sur les bords pour ne pas dire un chouia bébête, gêné, ridicule, impulsif et maladroit aussi bien physiquement que moralement, dépressif à souhait, de surcroît père d’une fille de 7 ans et en instance de divorce avec la mère. Bref, un homme qui ne va pas bien, à l’allure gauche et à l’air stressé, arborant une moustache à la Village People, incapable d’arriver à gérer sers émotions et cela juste après le décès de sa chère mère !
Il a beau essayer de porter presque tout seul son film tragi-comique sur ses frêles épaules (on le suit partout, sur le terrain, avec ses collègues, chez lui et dans sa vie personnelle), il n’arrive pas à nous toucher, ni à nous émouvoir et encore moins à nous faire rire plus que çà ! C’est tellement grotesque et exagéré limite outrancier par instant, antinaturel au possible à la fois dans ses jugements ratés, ses déboires conjugaux et ses erreurs de parcours, que l’on a vraiment du mal à croire à la véracité « vraisemblable » d’un tel personnage aussi pathétique soit-il. A croire que le seul fait de vouloir raconter le cheminement disproportionné d’un gars fragile face à ses nombreuses déconvenues et autres bévues, ainsi qu’à ses moments difficiles et ses réactions colériques parfois injustifiées, suffisait amplement à décrocher la timbale (quoi qu’il en soit, cette production indépendante a participé à plusieurs festivals en 2018 dont le SXSW, l’ACID à Cannes et vient d’être sélectionné à Deauville) !
Malheureusement, cette adaptation d’un court (récompensé par le Grand Prix du jury au festival de Sundance en 2016) en version long métrage, en forme de performance d’acteur appuyée sur fond de dérapage (in)contrôlé souligné allant plus ou moins crescendo, n’arrive pas à la cheville d’un honnête film et ce n’est pas le plan-séquence d’ouverture, un speech de plus de 10 minutes interminables lors de la cérémonie d’adieu à sa maman adorée, bien trop surjoué pour être crédible, qui nous dira le contraire !

C.LB



 
 
 
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