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Fukushima, le couvercle du soleil

Sortie  le  06/03/2019  

De Futoshi Sato avec Yukiya Kitamura, Kunihiko Mitamura, Yoshihiko Hakamada, Yuri Nakamura, Tomohiro Kaku et Daikichi Sugawara


Le 11 mars 2011, le Japon est secoué par un séisme, suivi d’un tsunami et de la triple catastrophe nucléaire de Fukushima. L’équipe du Premier Ministre, Naoto Kan, tente de faire face à cette situation. Que s’est-il passé réellement à la résidence du Premier Ministre au moment de la pire crise de l’histoire du pays ? La vérité a-t-elle été entièrement révélée ?

Il était évident, voire sûr pour ne pas dire attendu, que pareil évènement allait être porté un jour ou l’autre sur grand écran, du moins, dans un format qui puisse être adapté pour le cinéma. Même si cette fiction, basée sur des faits réels, ressemble plus à un téléfilm qu’à un long-métrage, il ne faut surtout pas (trop) bouder son « plaisir » de regarder cette production aussi démonstrative qu’explicative, réalisée et interprétée par des japonais. Qui mieux qu’eux d’ailleurs pouvaient mettre en scène l’une des pires crises de l’histoire de leur pays ?
Vous en serez donc quitte pour beaucoup de scènes en intérieur faute de moyens budgétaires - et effets - conséquents, des acteurs exagérément bien « criants de vérité » sur les bords à la limite de l’hystérie collective, un jeu souligné à outrance où chacun avance comme en ordre de marche télécommandé, des cas de conscience ouvertement appuyés avec le rictus « dramatique » de circonstance bien affiché, sans oublier des actes de loyauté, de respect, d’abnégation, d’inclinaison et de soumission aussi, ainsi que ceux de bravoure ou du moins de sacrifice (le commando-suicide) plus ou moins partagés. Bref, ça donne vraiment l’impression d’être surjoué de façon théâtrale avec un sens de la tragédie infligé on ne peut plus développé !
Et le scénario dans tout cela ? Et bien, il navigue plutôt côté oral au fur et à mesure des secousses enregistrées, des réacteurs nucléaires endommagés qui s’arrêtent, des états d’urgence en plein vent de panique et des annonces minimisées lors des quelques conférences de presse retransmisses, le tout sur fond d’images d’archives vraiment très succinctes : quoi qu’il en soit, celles-ci suffisent à comprendre l’ampleur des dégâts. On aurait pourtant aimé plus de réactions posées, réfléchies et constructives de la part de ces hommes constamment affolés, prenant de lourdes décisions face à un risque majeur d’une telle amplitude.
On peut tout de même préciser que le – énorme ! - facteur chance aura été en leur faveur puisqu’il n’y a pas eu d’autres explosions sinon cela aurait été tout bonnement la fin du Japon tout entier.....

C.LB



 
 
 
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