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Les enquêtes du département V - Dossier 64

Sortie  le  07/03/2019  

De Christoffer Boe avec Nikolaj Lie Kaas, Fares Fares, Johanne Louise Schmidt, Soren Pilmark, Nicolas Bro, Anders Hove et Clara Rosager


Alors que le Département V est sous tension avant le départ annoncé d'Assad, partenaire de l'inspecteur Carl Mørck, ces derniers se lancent dans une nouvelle enquête qui pourrait bien être leur dernière.
Suite à la découverte de trois squelettes cachés derrière la tapisserie d'un vieil appartement, les deux enquêteurs et leur assistante Rose doivent exhumer une macabre affaire datant des années 1950 : sur la petite île de Sprogø, des femmes étaient internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad...


Et de 4, d’une série policière que l’on espère encore fort longue ! Les nouvelles enquêtes du département V – après Miséricorde, Profanation et Délivrance, toutes 3 portées à l’écran - ne manquent vraiment pas d’intérêt, ni de suspense et encore moins d’intensité, de par les scénarios proposés plus machiavéliques et glauques les uns que les autres, les personnages principaux, des enquêteurs charismatiques au possible mais chacun à sa manière malgré leur tempérament diamétralement différent, les réflexions à l’humour très pince-sans-rire, sans oublier les alliances particulièrement glaçantes et pour cause puisqu’elles se déroulent toutes en Scandinavie.
Comment ne pas résister plus longtemps devant ces histoires de meurtres aussi sombres que diaboliques – ici, la découverte macabre de 3 corps momifiés assis autour d’une table -, rester concentré face à des énigmes tordues en forme de thriller où il est question de maison pour femmes délurées voire dépravées, de stérilisation de patientes étrangères, d’accusation de fautes médicales, de réseau prônant l’épure génétique (« le pouvoir de l’ombre »), et être attiré par ces 2 inspecteurs et coéquipiers, des « collègues de commissariat » dont le premier Carl (interprété par Nikolaj Lie Kaas, vu notamment dans Les bouchers verts, Dog ville, Enfant 44, Anges et démons), est un dur à cuire, tenace, direct, bourru et cassant – « un inadapté des relations humaines » - qui jure complètement avec le second Asad (joué par Farés Farés, aperçu entre autres dans Sécurité rapprochée, Zero dark thirty, Rogue one – a Star Wars story, La communauté, Le Caire confidentiel et Westworld saison 2), prévoyant, attentionné et méthodique, bon comme du bon pain ?
Sortant uniquement en e-Cinéma, cette adaptation des romans best-sellers éponymes de l’écrivain Jussi Adler-Olsen est un petit bijou de noirceur er de sordide Bref, plus c’est lugubre et malsain et plus on aime ! On retrouve d’ailleurs une certaine corrélation pour ne pas dire similitude avec une célèbre autre saga, celle de Millénium qui vient aussi du grand froid, de Suède pour être plus précis....

C.LB



 
 
 
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