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Escape game

Sortie  le  27/02/2019  

De Adam Robitel avec Taylor Russell, Logan Miller, Deborah Ann Woll, Jay Ellis, Tyler Labine, Nik Dodani et Yorick van Wageningen


6 personnes n’ayant rien en commun reçoivent une invitation mystérieuse pour un escape room et se retrouvent enfermés dance ce jeu où ils devront trouver les indices pour sortir… ou mourir.

Difficile de ne pas avoir déjà entendu parler d’escape games, vous savez ces « jeux d’évasion » nés au Japon au début des années 2010 et devenus un phénomène socioculturel à travers le monde entier ! Il n’en fallait pas plus pour que le cinéma s’en empare et tente de nous offrir un film d’horreur bien immersif et digne de ce nom, d’autant que l’entrée en matière plutôt alléchante, à travers les toutes premières images en situations pour le moins mouvementées, donne un petit aperçu et une vague petite idée de ce qu’on est (était) en droit d’attendre.
Peine perdue, du moins côté frisson ambiant puisque nulle frayeur, épouvante, terreur ou monstruosité ne pointe le bout de son nez pendant 1h40 (sans le moindre sentiment d’emprisonnement à l’horizon) ! Certes, il s’agit bien de protagonistes en quête d’évasion, obligés de s’affronter chacun dans des épreuves différentes infligées de plus en plus dures limite machiavéliques à souhait, tous aux prises dans des pièces surréalistes bizarrement agencées ou des salles aux décors particulièrement originaux, toutes truffés de pièges mortels et d’énigmes à déchiffrer afin de pouvoir les éviter et s’en extraire sous peine d’y rester définitivement. Mais la représentation stéréotypée des intervenants ne change pas beaucoup voire n’évolue pas vraiment d’une production de genre – ici ciblée ados - à l’autre. Il y a donc là à nouveau - et en toute circonstance - le frimeur prétentieux, la timide afro-américaine (interprétée par Taylor Russell, vue dans Perdus dans l’espace), le vieux cool, la belle stressée (sous les traits de Deborah Ann Woll, aperçue dans les séries télévisées True blood, Daredevil et The punisher), le jeune joueur et le pauvre loser (Logan Miller, présent dans Le dernier jour de ma vie, Mes vies de chien et Love, Simon), profils types et récurrents dans ce type de scénario formaté où ça joue les astucieux pour un rien comme ça panique à tout va.
Impossible de ne pas comparer ce thriller, dit psychologique et assez caricatural, à Cube sorti en 1999, The box (avec Cameron Diaz) sortie lui en 2009, The killing room (2010) et bien évidemment The game (1997), le seul à être bien au-dessus de la mêlée ! Cette version soft des 10 petits nègres, pardon, de 6 fans de ce « sport pour les assoiffés de sauvagerie », réalisée par Adam Robitel (on lui doit L'étrange cas de Deborah Logan et Insidious - la dernière clé), essaye de jouer à fond la carte de l’angoisse sans jamais réussir à nous intriguer plus que cela, s’évertuant à souffler ici ou là soit le froid glacial, soit le chaud brûlant, sans jamais arriver à nous captiver ni réussir à nous intriguer : en résumé, simplement une sorte de Fort Boyard pour adeptes d’atmosphères claustrophobiques....

C.LB



 
 
 
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