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Abominable

Sortie  le  23/10/2019  

De Jill Culton et Todd Wildeman avec les voix de Chloé Bennet, Sarah Paulson, Tenzing Norgay Trainor, Eddie Izzard, Tsai Chin et Albert Tsai


Tout commence sur le toit d’un immeuble à Shanghai, avec l’improbable rencontre d’une jeune adolescente, l’intrépide Yi, avec un jeune Yeti. La jeune fille et ses amis, Jin et Peng, vont tenter de ramener chez lui celui qu’ils appellent désormais Everest, leur nouvel et étrange ami, afin qu’il puisse retrouver sa famille sur le toit du monde. Mais pour accomplir cette mission, notre trio de choc va devoir mener une course effrénée contre Burnish, un homme puissant qui a bien l’intention de capturer le Yeti avec la collaboration du Docteur Zara, une éminente zoologiste.

Dans la famille des « monstres & cie » – non, ne voyez aucune corrélation avec un célèbre dessin animé ! -, on n’avait pas encore vraiment exploité le bigfoot (à l’exception de Yéti et compagnie et Monsieur Link dernièrement !), vous savez, le fameux abominable homme des neiges (celui notamment chanté et immortalisé en son temps par Lio dans son tube Banana split !), plus une légende qu’un véritable fait (divers ou d’hiver ?), plus un conte magique pour jeunes (et encore !) qu’une réelle créature vivant soi-disant au sommet des très hautes montagnes enneigées de l’Himalaya.
Raison de plus pour en faire un film d’animation très réaliste qui se déroule donc cette fois en Chine et plus précisément à Shangaï – eh oui, elle en fait encore et toujours partie ! -, une sorte de féérie aventureuse avec laquelle les studios Dreamworks se sont laissé aller à imaginer – sous la houlette des réalisateurs Jill Culton (Les rebelles de la forêt) et Todd Wilderman (Les Trolls ; Les Croods), une histoire plutôt « extraordinaire » (dans tous les sens du terme), d’autant que cette étrange créature – « la découverte du siècle » - appelé Everest, qui « parle » à la nature, est dotée de pouvoirs très puissants, capables de bien des prouesses dans les situations les plus délicates ou périlleuses qui soient. Vous n’échapperez pas non plus aux nombreuses séquences « émotions », ni aux scènes qui tirent sur la corde sensible, un peu tire-larmes sur les bords, et encore moins aux passages aussi touchantes qu’attendrissantes.
C’est que cette production s’adresse surtout aux enfants – un peu moins aux parents – qui s’émerveilleront sûrement devant le rendu esthétique, genre cartes postales, de nombreux paysages typiquement chinois (gros travail sur la reproduction des villes, montagnes, arbres et désert), de certains monuments traditionnels (le grand bouddha de Leshan gravé dans la roche), ainsi que de quelques animaux (entre serpent « choral » et gerboise albinos), fruits (des myrtilles énormes) et plantes (un pissenlit géant). Côté personnages - pas très « bridés » à part leurs noms, leur musique et leur coupe de cheveux à la Dragon Ball ! -, ils évoluent avec les stéréotypes plus ou moins superficiels que la société actuelle leur applique copieusement et nous renvoie constamment à travers les réseaux sociaux.
Bref, un voyage initiatique à travers plus de 3000 km se profile à l’horizon pour tous (yéti compris), jamais vraiment sortis de leur cocon familial et de leur habitacle urbain, sans être véritablement un périple mais plus une belle ballade champêtre à la découverte du monde qui les entoure, le tout dans une ambiance aussi zen que possible. Voilà bien une aventure qui attirera sans aucun doute le public asiatique au potentiel d’entrées non-négligeables (1 milliard de spectateurs chinois, ce n’est pas rien !)...

C.LB



 
 
 
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