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Light of my life

Sortie  le  24/06/2020  

De Casey Affleck avec Casey Affleck, Anna Pniowsky, Elisabeth Moss, Tom Bower, Timothy Webber et Hrothgar Mathews


Depuis qu’une pandémie a rayé la population féminine de la carte, Tom tache de protéger Rag sa fille unique, miraculeusement épargnée. Dans ce monde brutal dominé par les instincts primaires, la survie passe par une stricte discipline, faite de fuite permanente et de subterfuges. Mais Tom le sait, son plus grand défi est ailleurs : alors que tout s’effondre, comment maintenir l’illusion d’un quotidien insouciant et préserver la complicité fusionnelle avec sa fille ?

Tiens tiens, un film qui semble coller pile poil à l’actualité, même s’il a été écrit et tourné bien avant les évènements récents, concernant vous le savez bien cette fameuse bactérie particulièrement tenace et dangereuse ! Sans qu’il soit question aucunement de coronavirus, il s’agit tout de même cette fois d’un germe plutôt grave (« la peste des femmes »), de celui qui fait des ravages inexorables parmi la population humaine puisque il a décimé voire éradiqué quasiment toute forme d’origine féminine de la surface de la Terre. Et la fille dont il est question ici, « la seule de son espèce » encore vivante, serait donc la toute dernière tant convoitée par ces hommes brutaux, fort heureusement surprotégé par son papa ultra-prudent qui a les traits du réalisateur lui-même.
En effet, pour son premier long-métrage derrière (et devant) la caméra, Casey Affleck (Lonesome Jim ; Gone baby gone ; L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford ; Manchester by the sea) nous propose un film d’anticipation sans (beaucoup d’)effets spéciaux, malgré quelques très très rares scènes d’action (2 en tout !), mais avec pas mal de discours, des questions venant de sa progéniture chérie, auxquelles il va s’efforcer ou, du moins, il (se) doit (de) répondre et ça commence dès le début par un ¼ d’heure d’une histoire pour continuer à plusieurs reprises durant les 2 heures que durent cette production, une façon comme une autre de nous faire passer certaines « explications » aussi longues et larges qu’hésitantes – notamment autour du sexe - et aussi psychologiques qu’existentielles teintées de « différence entre la morale et l’éthique » ou de « pourquoi le vomi pue ? ». Bref, tout un programme en perspective !
Même si cela alourdit un tant soit peu le propos narratif, on se laisse lentement (plans parfois fixes) et tout doucement guider par l’instinct de survie qui habite ses 2 êtres soudés, aux rapports excellents mais « qui ne cherchent pas la compagnie », le tout en milieu hostile – plus rural qu’urbain et surtout plus forestier en mode trappeur écolo que véritablement citadin bobo -, errant au gré de leurs envies et surtout où leurs pas les (em)mèneront. Ponctué de flash-back très furtifs à l’époque où l’épouse et mère vivait, ce scénario en forme de « divine aventure » nous fait irrémédiablement penser à La route, drame de science-fiction sorti sur les écrans en 2009 qui lui se déroulait dans un monde post-apocalyptique où un père et son fils sur leur garde, sans but ni espoir, tentaient tant bien que mal de (sur)vivre tout en se protégeant face aux mauvaises rencontres possible en pareille situation...

C.LB



 
 
 
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