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Relic

Sortie  le  07/10/2020  

De Natalie Erika James avec Emily Mortimer, Robyn Nevin, Bella Heathcote, Jeremy Stanford, Chris Bunton, Christina O’Neill et Catherine Glavicic


Lorsqu'Edna, la matriarche et veuve de la famille, disparaît, sa fille Kay et sa petite-fille Sam se rendent dans leur maison familiale isolée pour la retrouver. Peu après le retour d'Edna, et alors que son comportement devient de plus en plus instable et troublant, les deux femmes commencent à sentir qu'une présence insidieuse dans la maison. Edna refuse de dire où elle était, mais le sait-elle vraiment...

Qui dit film d’épouvante ou d’horreur dit aussi d’angoisse, de frayeur et de peur, bref, de quoi vous surprendre, voire vous faire sursauter sur votre siège ! C’est notamment ce que l’on pouvait (s’)attendre de cette nouvelle production estampillée américano/australienne : plans sombres, bruits suspects, présences (d’ombres) difformes, ambiance anxiogène et musique adéquate. Si la BO est de circonstance, c’est bel et bien le seul motif indiquant que nous sommes dans un film de genre.
Rien ne laisse présager que ce thriller soi-disant horrifique puisse sortir des sentiers déjà battus à maintes reprises au cinéma, pour nous offrir un huis clos très peu « étouffant », dans une grande maison aussi vaste (de quoi s’y perdre !) que mystérieuse, perdue au beau milieu de nulle part (comme d’habitude d’ailleurs !), véritable personnage « vivant » à part entière de l’histoire puisque elle a un rôle non-négligeable à jouer dans cette partie de cache-cache qui a lieu à tous les étages.
Pourtant, le scénario, qui tourne autour de l’analyse psychologique chez 3 générations de femmes de la même famille, manque cruellement de suspense comme d’intrigue, se bornant à nous narrer les rapports plus ou moins conflictuels, légèrement tendus limite à peine houleux, existants entre une grand-mère, sa fille et sa petite-fille. C’est à celle qui tentera de nous toucher émotionnellement parlant et, peut-être, de nous tirer une larme d’apitoiement sur le sort de l’une ou des 3.
Le rythme posé, sans précipitation, et les mouvements lents de la caméra n’aident vraiment pas à nous concentrer plus sur ce qui se passe à l’écran, s’évertuant à nous dépeindre l’étiolement de l’âme aux absences répétées de la mamie, l’obsession du rangement et de la propreté poussée presque à la maniaquerie de la maman, et les exclamations étonnées pour ne pas dire étonnantes (« c’est quoi ce bordel ! ») de la dernière. En résumé, une certaine déchéance humaine qui vire à la hantise du subconscient puis jusqu’à la « décomposition » dans tous les sens du terme, nous obligeant presque à regretter les bons vieux « nanars » d’antan qui nous faisait autrement frissonner et cela à plus d’un (bon) titre....

C.LB



 
 
 
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