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Freaky

Sortie  le  31/03/2021  

De Christopher Landon avec Kathryn Newton, Vince Vaughn, Céleste O’Connor, Misha Oscherovish, Emily Older et Nicholas Stargel


Millie Kessler, une adolescente de 17 ans, occupée à faire bonne figure dans son très élitiste lycée, Blissfield ils High, devient la nouvelle cible du Boucher, un tueur en série tristement notoire. Son année de Terminale va alors devenir le cadet de ses soucis.
Lorsque, sous l’effet du poignard antique du Boucher se réveillent dans le corps de l’autre, Millie n’a alors que 24 heures pour retrouver son corps afin de ne pas rester coincée pour le restant de ses jours dans la peau d’un tueur en série d’une cinquantaine d’années. par la police et cible d’une chasse à l’homme locale… alors que le Boucher, lui, dans la Tâche délicate étant donné qu’elle ressemble désormais à une armoire à glace psychopathe, recher é chpeau de la jeune fille, est bien décidé à célébrer un retour en fanfare dans un bain de sang.


Il suffit de voir apparaître le label estampillé productions Blumhouse pour savoir que nous sommes en présence d’une référence en la matière, celle d’un film d’horreur. Celui-ci est plutôt très traditionnel et léger dans sa forme – il reprend certains clichés empruntés à des classiques du genre (l’histoire se déroule un vendredi 13, l’un des personnages s’appelle Strode du nom de l’héroïne d’Halloween, des séquences copient Evil Dead ou Shining) - et plus ou moins bon-enfant dans le fond – une légende urbaine - avec en prime une petite pointe de fun, plutôt ciblé jeunes ados d’autant qu’il est interprété par une bande de lycéen(ne)s assez stéréotypé(e)s en mal de sensations fortes, le tout saupoudré d’un manoir conservant des objets primitifs maléfiques, d’un tueur masqué aussi sanguinaire qu’impitoyable et de morts exécutés dans des conditions effroyables. Ainsi planté le décor, il n’y a plus qu’à laisser défiler les différentes situations bien de circonstance, au demeurant toutes assez attendues voire même foncièrement prévisibles !
Et c’est parti pour 1h45 de protagonistes très représentatifs (« t’es noire, je suis gay, on va mal finir ! ») - entre la blonde timide, faible et frêle mais qui ne va pas le rester très longtemps, la copine afro-américaine sympa, le meilleur copain homosexuel comique, les groupes de sportifs décérébrés et de « pétasses » cassantes -, de poursuites un poil échevelées, et de réactions parodiques (notamment lorsque le « Boucher » - loup déguisé en agneau - singe les manières d’une fille effarouchée). Même si on a du mal à croire au jeu souligné, souvent excessif et parfois forcé des intervenants, ce style de slasher, sans aucune véritable noirceur ou frayeur au final, est plus un moyen de délirer dans tous les sens du terme (autour des interventions et des élucubrations des uns comme des autres), histoire de toucher le large public de spectateurs. Bref, il ne faut pas être trop regardant sur la manière d’aborder ce sujet !
On pense forcément un peu aux scénarios de plusieurs comédies – dont certaines d’horreur - qui sont sorties précédemment et qui utilisaient pour quelques-unes soit le principe de la boucle temporelle (Happy birthdead 1 & 2 qui reprenait le concept d’Un jour sans fin), soit celui du body swap ou des corps/âmes interchangeables (Freaky Friday, Une nana au poil, Echange standard). Le réalisateur et scénariste Christopher Landon (Paranormal activity – the marked ones ; les 2 Happy birthdead) ne s’est pas privé de reprendre tous les poncifs existants et bien-pensants pour mieux enfoncer le clou non pas du côté glauque mais cette fois « cinglé », avec Kathryn Newton (La nouvelle vie de Gary ; Paranormal activity 4 ; Lady bird ; Contrôle parental ; Ben is back) en barbie tueuse et Vince Vaughn (Le dilemme ; Les stagiaires ; Légendes vivantes ; Tu ne tueras point ; Arkansas) en boucher pas (trop) tâché……

C.LB



 
 
 
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