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La maison du bonheur (sur Ciné + Premier)

Sortie  le  05/04/2021  

De Dany Boon avec Dany Boon, Michèle Laroque, Daniel Prévost, Zinedine Soualem, Laurent Gamelon, Line Renaud, Michel Vuillermoz, Gaëlle Bona et Didier Flamand (sur Ciné + Premier les 5 et 9/04)


Un mari radin décide d’être enfin généreux avec sa femme en lui offrant une maison de campagne. Mais il ne peut pas s’empêcher de faire des économies et choisit donc de faire confiance à un agent immobilier douteux et à des ouvriers foireux qui vont transformer sa surprise en cauchemar.

Le plus souvent, les adaptations de pièces de théâtre au cinéma sont des ratages complets et des échecs cuisants. Mais, parfois, elles réussissent à être bonnes, voire meilleures que la version originale et c’est le cas ici avec cette mise en image de la comédie théâtrale à succès, La vie de chantier, qu’avait écrite et joué en son temps le comique Dany Boon au théâtre de la Renaissance à Paris, à la fin de l’année 2003. Bien évidement pour les besoins du grand écran, l’histoire a été quelque peu élargie et ne se cantonne pas uniquement à la réfection d’un hôtel particulier complètement délabré et éventré de partout, tombant petit à petit en ruine à cause de 2 ouvriers incapables et distraits. D’abord, le titre a changé, histoire de sortir de l’unité de lieu sinon, c’est du théâtre filmé. Egalement la structure narrative qui ne s’appuie plus uniquement que sur un bon mot comme au théâtre, mais sur une situation qui doit primer instantanément. De plus, il y a autant de nouvelles péripéties, multiples et variés, que de nouveaux protagonistes réalistes qui gravitent autour de ce couple en pleine déconfiture. Il y a bien sûr Dany Boon, devant et derrière la caméra, qui joue de malchances à tous les niveaux, qu’ils soient professionnels, amoureux ou financiers ; Michèle Laroque qui remplace très avantageusement et haut la main la déplorable Marie-Sophie L. dans le rôle de sa femme excédée mais très la tête sur les épaules ; Daniel Prévost qui, comme à son habitude depuis Le dîner de cons, rafle la mise dans un second rôle croustillant d’agent immobilier aussi odieux que malhonnête ; et Zinedine Soualem qui reprend haut la main le rôle du plombier/maçon (plus portugais pour 2 sous !), aussi paresseux qu’incompétent, autant que son acolyte Laurent Gamelon, impayable lui aussi. Bref, avec un casting pareil, il faut s’attendre à des situations de choix et des rebondissements particulièrement cocasses. C’est d’ailleurs le cas même si certains sont quelque peu exagérés, voire outranciers. C’est un concours de malchance un peu trop poussé à l’extrême qui nous fait certes souvent rire mais au point que, parfois, ce festival d’incidents en tout genre, tour à tour délirants et absurdes dans leur tournure catastrophique, finit par devenir excessif et même lassant. Néanmoins, cette comédie franchouillarde et populaire, à la fois drôle, pimpante et vivifiante, est bien rythmée, grâce notamment au jeu convulsif et enlevé de Dany Boon qui n’en finit pas de tomber plus bas que terre, avec les mimiques et rictus adéquats en pareille circonstance, dans cette acquisition pour le moins périlleuse et risquée. Bref, dans cette entreprise qui prend l’eau de toute part (c’est le cas de le dire !), on ri de bon cœur à la vue des problèmes, altercations, critiques et règlements de compte entre le propriétaire, les autres membres de sa famille, l’agent immobilier (alors que dans la pièce de théâtre, c’était un architecte) et les ouvriers et qui s’amoncellent au fur et à mesure que les soi-disant travaux avancent. Toutefois, on ne peut pas s’empêcher de sourire mi-figue mi-raisin à la vue de certains problèmes et autres dégâts occasionnés en pareille situation, que ce soit la plomberie, la maçonnerie ou l’électricité. On a tous au moins connu ce genre de situations une fois dans notre vie pour ne pas y retrouver ici une certaine forme de caricature certes poussée mais fort réaliste. Et puisque tous les cas de figures possibles et imaginables sont répertoriés dans ce film de la cave au grenier, et il y en a sûrement un que vous avez vécu une fois et qui vous rappellera de « bons » souvenirs…..En résumé, il y a fort à parier que cette Maison en chantier ne finira pas par être démolie ou en terrain vague, et qu’elle saura bien se consolider en résidence du Bonheur avec un grand succès mérité à la clé !



 
 
 
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