en 
 
 
cinema

 
 

Madagascar 2 : la grande évasion (sur Canal + Family)

Sortie  le  29/04/2021  

De Eric Darnell & Tom McGrath avec avec les voix de Ben Stiller – José Garcia, Chris Rock – Anthony Kavanagh, David Schwimmer – Jean-Paul Rouve, Jada Pinkett-Smith – Marina Foïs, et Sacha Baron Cohen – Michaël Youn (sur Canal + Family les 29 et 30/04)


Tous les adorables créatures de Madagascar sont de retour : le lion Alex, le zèbre Marty, la girafe Melman, l’hippopotame Gloria, King Julian, Maurice et les pingouins….aucun ne manque à l’appel. Après s’être échoués sur les rivages lointains de Madagascar, nos new-yorkais ont concocté le plan dément, si dément qu’il pourrait bien réussir ! Avec une discipline quasi-militaire, les pingouins ont rafistolé une épave d’avion et au terme d’un vol chaotique, l’improbable équipage a pu rallier les vastes plaines d’Afrique. Les anciens pensionnaires du zoo de Central Park rencontrent alors pour la première fois leurs familles respectives dans leur habitat naturel. Une occasion unique de renouer ave ses racines, mais aussi de mesurer le gouffre qui sépare la nature de la civilisation, le « continent noir » de la « jungle de béton ». de nouvelles aventures, encore plus palpitantes, attendent nos amis sur la terre de leurs ancêtres mais le souvenir de New York reste présent en chacun d’eux. N’est-ce pas là que doit finalement se jouer leur avenir ?

Comme toute première réalisation qui a très bien marché au box-office, on essaye de reprendre souvent le même concept narratif, une manière de recommencer à bien, voire à mieux faire dans la continuité du possible ! Il ne faut pas trop vite se cantonner à ce simple résumé des faits, de façon légèrement péjorative et surtout à sa plus simple expression, car ce film d’animation déjanté, qui fit les beaux jours de nos écrans durant l’été 2005, revient dans un n° 2 aussi fort et délirant que le premier. Il y avait, semble-t-il, matière à tirer beaucoup plus de ces 4 animaux complètement azimutés, perdus à l’autre bout du monde, et à leur donner une suite aventureuse à la fois consistante et bien ficelée, et ce 2ème volet, aussi drôle qu’énergique, en est la preuve indéniable pour ne pas dire irréfutable.
En effet, nos drôles d’amis, abandonnés à leur (triste) sort sur une île lointaine loin de leur style de vie et après s’être bien amusés avec des lémuriens un temps soit peu zinzins, se devaient d’espérer quitter ce lieu « paradisiaque » et dépaysant pour vivre d’autres histoires ailleurs et retrouver sans doute leur douillet chez soi. Mais leur voyage n’allait pas se résumer qu’à un juste retour des choses, une manière comme une autre de boucler la boucle après un tel périple. Non, il fallait une nouvelle aventure mouvementée sur un autre continent plus vaste que le précédent, le leur si on se réfère à leur origine respective. Et dans pareille situation, on doit retrouver bien évidement tous ceux qui ont fait l’énorme succès de Madagascar, sans oublier les autres, les personnages secondaires fort jubilatoires, plus quelques nouveaux venus pour vraiment corser l’ensemble : il y a toujours le lémurien mégalo/délirant King Julian, son chambellan Maurice, l’adorable Mort certes craintif mais tenace (qui revient inlassablement comme un gimmick et qui nous fait irrémédiablement penser à l’écureuil dans L’âge de glace !), la vieille dame de la gare de New York (qui tabassait Alex après son évasion du zoo et qui se retrouve là, démunie, en plein safari-photo !), Mason et Phil (des chimpanzés travailleurs mais syndiqués), plus les 4 pingouins (qui, pourtant, avaient détourné un cargo en pleine mer dans les dernières images du volet n°1 !), ainsi que de nouvelles têtes de congénères tels que leurs semblables Zuba et sa femme (les parents d’Alex réjouis de son retour), Makunga (le mauvais lion très rusé qui aimerait régner à la place du père d’Alex), et Moto Moto (l’hippopotame costaud et macho qui drague ouvertement Gloria). Que cela ne tienne, ils sont tous là, bel et bien au rendez-vous, pour échapper à un destin on-ne-peut-plus aléatoire, afin de regagner la civilisation, du moins pour l’instant, une toute autre…destination plutôt sauvage en attendant celle plus citadine de leur « mère patrie ».
C’est l’occasion de voir quelques nouvelles intrigues savoureuses et autres scènes d’action hilarantes, notamment de découvrir un petit historique sur Alex kidnappé dans sa réserve lorsqu’il était encore un jeune lionceau ; d’assister à leur voyage mouvementé dans un vieux coucou déglingué, catapulté dans les airs et dirigé par les fameux et incontournables pingouins ; de rencontrer la famille à chacun d’entre eux dans cet immense « squat de leurs ancêtres » ; et d’affronter de nouveaux dangers, ceux de la brousse africaine. Plus humains (et urbains) que toute cette bande de joyeux drilles touchants et plus ou moins « apprivoisés », tu meurs, chacun avec sa spécificité bien particulière, ses carences comme ses angoisses, ses expressions (pour la plupart à mourir de rire !) et ses réactions face aux rencontres comme aux imprévus croisés dans pareil endroit, auxquels nous pouvons tous facilement nous identifier d’ailleurs. Si les références au célèbre Roi Lion ne sont pas loin et assez légions ici, avec quelques bonnes séquences remake du film de chez Disney et de la comédie musicale (les affrontements entre les 2 lions dominants, l’exclusion de l’un d’entre eux hors de la savane), c’est sans aucun doute voulu exprès, histoire de rester dans l’esprit très familial cher à la politique grand public des studios Dreamworks dans ce genre de divertissement tout spectateur confondu. On l’accepte volontiers, d’autant que les nombreux clins d’œil qui foisonnent ici et là s’adressent autant aux uns qu’aux autres, petits comme grands.
Bref, avec la même équipe du début, un scénario extravagant qui tient vraiment la route, des dialogues croustillants toujours aussi irrésistibles et une réalisation encore plus sophistiquée et inventive que la première, ce nouvel épisode garde toutes ses promesses et mérite franchement d’être ovationné comme il se doit, bref, de réussir son « envol » sur la même lancée que le premier C’est bien là tout le mal qu’on peut souhaiter à cette nouvelle franchise à la Shrek, très tendance depuis quelques temps aux USA ! Bref, une espèce qui n'est pas en voie d'extinction, loin de là......

C.LB



 
 
 
                                                      cinema - theatre - musique