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De toutes nos forces (sur Ciné + Emotion)

Sortie  le  09/09/2021  

De Nils Tavernier avec Jacques Gamblin, Alexandra Lamy, Fabien Héraud, Sophie de Fürst, Pablo Pauly, Xavier Mathieu et Christelle Comil (sur Ciné + Emotion les 09, 11, 14, 17, 20, 25 et 28/09)


Comme tous les adolescents, Julien rêve d’aventures et de sensations fortes. Mais lorsqu’on vit dans un fauteuil roulant, ces rêves-là sont difficilement réalisables. Pour y parvenir, il met au défi son père de concourir avec lui au triathlon « Ironman » de Nice: une des épreuves sportives les plus difficiles qui soit. Autour d’eux, c’est toute une famille qui va se reconstruire pour tenter d’aller au bout de cet incroyable exploit.

Tout ce film repose sur le dépassement de soi, autant d’ailleurs du côté de l’handicapé – un fils qui, grandissant et néanmoins plein de vitalité, décide d’expérimenter un « projet de vie » plutôt énergique et excitant - que de celui du valide – un père qui, s’étant un peu trop éloigné de son enfant en chaise roulante, se met à croire à un possible rapprochement et, dans le sillage, à une éventuelle rédemption à ses yeux –, avec une bonne dose de volonté et, pourquoi pas, de réussite dans une épreuve physique assez extrême, en réalité une compétition sportive certes fort audacieuse mais néanmoins quelque peu risquée pour l’un comme pour l’autre des protagonistes.
Et en pareil cas, il va de soi que l’on rentre dans le vif du sujet en touchant forcément notre corde sensible, avec inexorablement son lot de séquences dites « émotions » à la clé, limite « tire-larmes », histoire de bien sensibiliser les spectateurs à ce genre de situations délicates et aux différentes possibilités qui lui sont offertes d’adhérer ou non aux décisions prises. La conséquence directe à ce fameux cas de figure, c’est-à-dire celui de relever un défi ambitieux en participant à une « course de dingue », c’est de montrer que tout est réalisable, du moins envisageable pour n’importe qui de bien déterminer à le faire, sans que cela prenne des proportions farfelues, démesurées ou impensables. Rien que de voir la joie qui se lit sur le visage de ce garçon paraplégique de presque 18 ans, qui apprend que son rêve va bientôt se concrétiser ou plutôt enfin se réaliser, est déjà un signe d’amélioration notable, voire probant pour ne pas dire évident.
Restent une réalisation on ne peut plus traditionnelle dans sa forme, pas très loin du téléfilm, et une interprétation pour le moins classique dans son fond, sans trop de surprise à espérer ni de suspense à attendre de leur part, sachant pertinemment que Jacques Gamblin, en papa souvent absent (il travaille sur des téléphériques dans le monde entier), à l’attitude renfermée et au comportement « intenable » - dixit sa femme -, va se rabibocher avec tout le monde et surtout avec son garçon au sourire autant ravageur que désarmant - ce dernier étant aussi déterminé qu’emmerdant lorsqu’il a décide quelque chose, et beaucoup trop libre pour un enfant dans cette « position » pathologique lourde -, et qu’Alexandra Lamy – enfin dans un rôle sérieux qui lui va d’ailleurs comme un gant -, en maman-poule qui veut tout contrôler et qui couve un peu trop son fils, va un peu lui lâcher la bride même si cela doit énormément lui couter de l’accepter.
Félicitons tout de même au passage le metteur en scène Nils Tavernier (Aurore et beaucoup de documentaires) qui a abordé un sujet émouvant de manière simple, sincère et positive, certes pas facile à traiter et encore moins destiné au très grand public, mais qui sait parfaitement filmer ses sujets, entre autres à travers les images aériennes qu’il a prises au départ de la course de ce triathlon qui se déroule à Nice et dans ses environs !

C.LB



 
 
 
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