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Moi, moche et méchant 3

Sortie  le  05/07/2017  

De Pierre Coffin, Kyle Balda et Eric Guillon avec les voix françaises de Gad Elmaleh, Audrey Lamy, David Marsais et Arie Elmaleh (vo : Steve Carell, Trey Parker, Kristen Wiig, Andy Nyman, Russell Brand et Pierre Coffin)


Dans ce troisième volet, Balthazar Bratt, un ancien enfant star reste obnubilé par le rôle qu'il a interprété dans les années 80. Il va devenir l'ennemi juré de Gru.

Et de 3 ! Après le 1er chapitre de cette franchise à succès qui nous a permis de découvrir dès 2010 à l’écran un héros « moche et méchant » - fait plutôt assez rare au cinéma et surtout dans un film d’animation à l’époque ! -, puis un 2ème plus tendre, plus soft, voire plus sobre qui aurait pu tout aussi bien s’intituler « Moi, moche et (devenu) gentil », place au 3ème épisode qui nous replonge une fois encore dans les incroyables aventures de Gru et de ses drôles de personnages appelés les Minions, entourées d’autres intervenants aperçus dans le 2ème (notamment l’agent secret gaffeuse Lucy). Si le protagoniste principal est toujours aussi « plaisant », ayant dorénavant troqué le « côté obscur » de la méchanceté pour la joie de s’occuper de et de faire plaisir à ses 3 adorables filles adoptées, fort est de constater qu’il a perdu quelque peu de son attrait premier, celui de nous amuser et de nous surprendre.
La faute sans (aucun) doute à cette histoire certes plutôt émouvante mais ciblée très familial et donc assez lisse – les retrouvailles avec Dru, un frère jumeau possédant quant à lui des cheveux et, de plus, « soyeux », dont il fut séparé à leur naissance –, sans grande consistance visuelle – un très « méchant garçon » crâneur à tout va, obsédé au point d’être resté bloqué dans les eighties qui se targue d’être le « plus redoutable de tous les temps », un moyen comme un autre de faire face à Gru devenu bon et placide ! -. Autant ce dernier possède une allure véritablement grotesque – prénom, coupe en brosse, moustache et tenue vestimentaire avec épaulettes en prime (il faut également avoir certaines références disons « solides » de cette période, à la fois en danse – disco, smurf, breakdance,... - et en musique – une superbe BO très inspirée - merci à Pharrell Williams ! - et fort diversifiée, de Michael Jackson à Dire Straits en passant par Phil Collins, Van Halen, Aha, Olivia Newton-John, Nena et Madona -, autant le premier est désopilant, exubérant et sirupeux à souhait, limite un peu niais sur les bords mais joyeux, charmant, excentrique et très riche, vivant dans un manoir entouré de cochons ( ?) et voulant à tout prix vivre intensément (faire un casse) afin de redorer le prestige de l’entreprise traditionnelle familiale, c’est-à-dire l’art d’être « criminel » et, ainsi, continuer à être « vilain, pendable, machiavélique et démoniaque » au possible.
Peine perdu, ce n’est ni forcément drôle – à part différentes séquences avec la présence incontournable des Minions (qui ont déjà eu leur propre film, un spin-off rien qu’à et avec uniquement eux !) -, ni particulièrement pertinent et déjanté, plus destiné à un public très jeune qu’à celui ado et/ou adulte, que ce soit à travers la représentation d’habitants assez proche des célèbres jouets Madame et Monsieur Patate, la quête d’une hypothétique licorne, et l’attaque d’Hollywood par un robot géant façon Power Rangers à l’effigie de Balthazar Bratt. Bref, on se contentera de regarder à nouveau les péripéties de tout ce « beau » monde soi-disant « malfrat » en se disant qu’il aurait été peut-être préférable de prendre un peu plus de temps pour peaufiner sa copie ou, du moins, pour avoir un scénario plus « bétonné » que celui-ci.....

C.LB



 
 
 
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