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The Magpie Salute : High water 1

le  10/08/2018   chez Mascot Label/Provogue/Wagram





Comment voulez-vous retrouver, derrière un nom pareil, l’un des fleurons des groups blues/rock U.S. ? Si l’on sait que la célèbre formation Black Crows n’existe malheureusement plus et cela depuis 2015, il faut tout de même reconnaître que ce n’est pas pour autant une raison d’abandonner certains de ces ex-membres en si bon chemin alors qu’ils sont encore jeunes, fringants et surtout toujours très inspirés ! C’est d’ailleurs bel et bien le cas avec leur 1er album studio où sont réunis les guitaristes Rich Robinson – ici aussi producteur mais pas interprète ! – et Marc Ford, ainsi que le bassiste Sven Pipien. Pour cette bonne occasion, ils ont été rejoint par le chanteur anglais John Hogg, le clavier Matt Slocum (qui a travaillé avec notamment B.B. King, Natalie Cole, The Allman Brothers et John McLaughlin) et le batteur Joe Magistro.
Passant donc des « corbeaux noirs » à la « pie » en bonne « santé », les 6 musiciens nous offrent 12 titres plus mélodieux et plus accrocheurs les uns que les autres. Des ambiances parfois enlevées (Walk on water), parfois cadencées limite rageuses (Mary the gypsy), ou parfois tapageuses au jeu – et au touché - de guitares plutôt original (For the wind) voire trainant et même halluciné pour ne pas dire barré (Take it all), souvent interprétées à la manière de ballades soient douces, enjôleuses et tournoyantes (High water), soient un peu lancinantes (Sister moon ; You found me), soient clopin-clopantes (Open up), soient encore dansantes façon cajun (Hand in hand), le tout sur fond de chœurs harmonieux (Send me an omen), nonchalants et planants (Color blind).
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces morceaux fleurent bon une certaine atmosphère nostalgique dite de classic rock, nous faisant irrémédiablement penser autant à America qu’à Crosby, Stills, Nash and Young, autant aux Beatles à la mode « western » qu’aux Rolling Stones dans l’esprit blues/rock de leurs hits de jadis (notamment sur Can you see) ou bien qu’au piano espiègle de Dr. John ! Et l’on doit cela également à John Hogg qui possède un organe vocal digne de figurer au panthéon des timbres modulables à souhait, passant du velouté à l’emporté, du profond à l’appuyé et du soul au virulent sans aucune difficulté ni effet souligné. Bref, du blues/rock F.M. plus subtile qu’il n’y paraît à la 1ère écoute, capable de rivaliser avec quelques-uns de leurs succès d’antan. Comme quoi, rien ne sert de changer de nom, il suffit juste de se retrouver ensemble autour de quelques chansons pleines de grâce et d’émotion !

C.LB



 
 
 
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