en 
 
 
cinema
Musique concerts festival actu   > sorties <

 
 

The Ninth Wave : Infancy part 1

le  03/05/2019   chez Distiller Music





Avec un nom de groupe pareil, on ne peut décemment pas beaucoup voire trop se tromper sur la marchandise musicale propose ! En effet, la formation écossaise The Ninth Wave, originaire de Glasgow, écrit et joue ce qu’on peut appeler plus communément de la new-wave, tant leurs titres sont baignés de cette ambiance si particulière très connotée eighties, toute enveloppée de synthés omniprésents un peu rigides, de voix mélancoliques légèrement figées et d’arrangements un tant soit peu stricts limite froids. Ce qui n’enlève en rien la teneur mélodieuse, cadencée et inspirée pour ne pas dire ambitieuse de ce premier EP, transformé en une moitié d’album dont la 2ème partie avec 6 autres morceaux sortira le 15 novembre.
Le moins que l’on puisse penser à l’écoute de ces 6 premières compositions, c’est que ça ressemble bigrement à ces groupes et artistes qui ont marqué une bonne partie de ces années après-punk, du genre Simple Minds, The Human League, Spandau Ballet, The Cure, Duran-Duran, ABC, Ultravox et consorts. Avec This broken design, on replonge inexorablement dans cette atmosphère, tout comme avec Half pure en plus planant et A wave goodbye to the people who said I’d win au rythme entraînant. Même chose lorsque l’on passe d’une voix masculine ombrageuse et souvent en écho - le guitariste Haydn Park-Pattersonn - à celle évanescente de la chanteuse et bassiste Millie (Used to be yours), dans un esprit dansant (All the things we do) ou bien plus intimiste (First encounters).
Voilà donc un quartet au fort potentiel qui en impose et qui mérite toute votre attention, de par ce côté certes sombre mais majestueux d’antan que ne renierait sûrement pas ses prédécesseurs, et de par cette approche plus ou moins originale entre rock industriel et noisy-pop alternative (l’ensemble est produit par Dan Austin qui a notamment travaillé avec Massive Attack et Sløtface) qui tente de se démarquer d’eux tout en restant assez proche de cette période électrique bénie des dieux où énergie et gothisme faisaient très bon ménage...

C.LB



 
 
 
                                                      cinema - theatre - musique