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Noah Gundersen : White noise

le  22/09/2017   chez Cooking Vinyl





Noah Gundersen, voilà dorénavant un nom à retenir dans le paysage musical actuel ! Non pas que l’homme, auteur, compositeur, interprète et musicien américain originaire de Seattle ait réellement des velléités de totalement révolutionner les ondes de sa belle musique ambiante, mais il faut reconnaître qu’il y met toute la (bonne) volonté du monde, à coup d’ingrédients nécessaires, pour nous faire passer plus d’une heure dans des conditions fort agréables ! Des ballades de toute beauté, profondes et arrangées avec soin, à la fois prenantes et accrocheuses, puissantes et enjôleuses, expérimentales et mélodieuses, psychédéliques et harmonieuses, bref, plus criantes de vérité et envoûtantes les unes que les autres afin de plaire au plus grand nombre d’entre nous !
On peut le dire sans hésitation ni détour, cet artiste-là possède véritablement une sensibilité à fleur de peau, de par sa voix évanescente et aérienne (After all ; Send the rain), évaporée et plaintive (Wake me up I’m drowning), en écho (Fear & loathing – un morceau plutôt épuré -) et parfois même de fausset (Sweet talker – dans une ambiance hypnotique parsemée de violons aussi discrets qu’ondulants - ; Dry year – à la guitare acoustique -), ainsi que de par ses chansons soient pop soient folk, tour à tour douces (Cocaïne, sex & alcohol – au piano et au violon mélancoliques - ; New religion), lentes et planantes (Heavy metals), lumineuses (Bad actors – avec de l’électro répétitif et presque figé comme d’ailleurs Bad desire -), légèrement cadencées (The sound – le 1er single - ; Number one hit of the summer – avec ici et là quelques fulgurances -).
Pour son 3ème album (2 ans après l’EP Carry the ghost sorti en 2015), le bougre réussit à nous prendre par les sentiments avec talent – c’est un musicien accompli - et un sens évident de la mélopée – ça se voit, pardon, ça s’entend grâce aux paroles certes souvent sombres mais néanmoins particulièrement matures -. Bref, à pas encore 30 ans mais jouant du piano depuis l’âge de 9 ans, écrivant et enregistrant depuis ses 13 ans, Noah Gundersen peut déjà se vanter de pouvoir prochaînement entrer dans la cour des grands...

C.LB



 
 
 
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