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Jeanne d’Arc (jusqu'au 2 janvier)

le  01/10/2020   au théâtre de la Contrescarpe, 5 rue Blainville 75005 Paris (jeudi et vendredi à 19h et samedi à 18h30)

Mise en scène de Monica Guerritore avec Séverine Cojannot écrit par Monica Guerritore




En cette rentrée théâtrale, beaucoup de pièces mettent en scène des femmes, et particulièrement des grandes figures historiques féminines, et ça n’est que justice. Jeanne d’Arc est de celles là et on se rend donc avec confiance et curiosité au théâtre de la Contrescarpe qui fête sa réouverture en mettant sur scène ce solo.
Mince, coupe à la garçonne, débardeur noir et pantalon noir, elle rentre sur scène : bientôt équipée de sa cuirasse et munie de son épée, Jeanne se lance alors dans le récit da sa mission d’inspiration divine « je dois accepter avec force et courage ce qu’on ne comprend pas » dit-elle. On la suit jusqu’à son procès, elle qui oppose l’Eglise de Dieu à l’église politique, on la voit s’affronter avec les voix de ses accusateurs.
Mais l’exaltation de Jeanne d’Arc laisse le spectateur à la porte du théâtre. La langue de ce presque monologue est absconse, parfois quasiment incompréhensible. Malgré le jeu très honnête de la comédienne, qui choisit de ne pas incarner une Jeanne d’Arc illuminée (et on l’en remercie), l’ennui arrive très vite. Peut être peu convaincue par le texte, la mise en scène s’encombre de projections vidéo, se gonfle d’importance avec une bande son tonitruante mais en vain : un extrait de Carmina Burana ne parvient pas à pallier l’absence de lyrisme d’un texte qui a choisi d’égrener des phrases plutôt que de faire progresser un récit.
En résulte un long monologue sans souffle ni inspiration, et on le regrette, tant on a envie que cette rentrée si longtemps attendue soit à la hauteur de nos espérances.

E.D



 
 
 
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