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Sherlock Holmes, l’aventure musicale (jusqu’au 4 mars 2023)

le  09/11/2022   au théâtre le 13ème Art (Centre commercial Italie 2, avenue d’Italie 75013 Paris (les 18/02 à 14h, 19/02 à 16h30, 25/02 à 14h, 26/02 à 16h30, 1er/03 à 14h et 4/03 à 14h)

Mise en scène de Julien et Samuel Safa (tiré des personnages de Sir Arthur Conan Doyle) avec Bastien Monier, Marine Duhamel, Guillaume Pévée… écrit par Julien et Samuel Safa




N’importe quelle histoire portée sur scène peut être adaptée en version comédie musicale, il suffit juste de trouver les bons ingrédients narratifs et d’y ajouter quelques belles chansons et pas de danses adéquates, un bon moyen de donner de l’entrain, de la fantaisie et du tonus à l’ensemble. C’est justement ce qu’on imaginé les frères Safa qui, après le spectacle Pirates – le destin d’Evan Kingsley, se sont lancés dans une nouvelle aventure théâtrale, celle du plus fameux détective privé de la planète, Sherlock Holmes. Ils lui ont inventé une enquête originale à travers une énigme complètement inédite voire complexe, le vol d’une statuette aztèque dans un célèbre musée londonien et, de là, un grand voyage plutôt exotique tout autour de la Terre, à la recherche d’indices pour récupérer ce précieux trésor.
Les 9 comédien(ne)s, chanteurs.uses et danseurs.uses s’en donnent à cœur-joie, tour à tour virevoltants, bon enfant, espiègles, endiablés et comiques, jamais rassasier d’une chansonnette, d’une pirouette, de quelques claquettes ou de clins d’œil et autres références assez modernes (Tintin, Indiana Jones,, les affiches des 2 films réalisés par Guy Ritchie…). Côté dépaysement, on « navigue » entre les Indes, Mexico et l’Irlande, à chaque fois sur fond de danses (celle des piments est pleine d’humour) et de chants typiques. On s’y croirait presque, grâce à des costumes traditionnels mais aussi à un décor astucieux, uniquement composé d’effets vidéo mapping tout en animation, projetés sur plusieurs écrans géants et représentant le dit pays visité.
Il est question ici autant de manipulation que de fantômes, de conspiration que de rebondissements, de vanité que de défi, de sorcellerie que de vengeance, dosé aux petits oignons pendant 1h30. Le festif comme le suspens sont de rigueur, l’ambiance décontractée également, et l’artiste sous les traits du docteur Watson est excellent. « Déduction » faite, c’est un show d’époque de haut vol, aussi fluide qu’évident, pardon, élémentaire (mon cher !), où les femmes, dont une plus particulièrement, ont leur rôle à jouer et non des moindres.

C.LB



 
 
 
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