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Le gros diamant du prince Ludwig (jusqu'au 28 janvier 2018)

le  20/07/2017   au théâtre du Gymnase, 38 boulevard Bonne-Nouvelle 75010 Paris (du mercredi au samedi à 20h30 et à partir de septembre le mardi à 20h30 et le dimanche à 17h)

Mise en scène de Gwen Aduh avec Jean-Baptiste Artigas, Jean-Philippe Bêche, Aurélie de Cazanove, Nikko Dogz, Pierre Dumur, Lionel Fernandez, Jean-Marie Lecoq, Julien Pouletaud, Miren Pradier, Pascal Provost et Aidje Tafial écrit par Henri Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields




L’esprit des Branquignols, troupe de comédiens crée par Robert Dhéry et Colette Brosset dans les années 40 jusque dans les seventies, et entourée d’une pléiade d’artistes tels que Louis de Funès, Jean Lefebvre, Jean Carmet, Jacqueline Maillan, Michel Serrault, ou bien encore Micheline Dax ! - plane sur cette comédie de boulevard loufoque et fantaisiste, faite de bric et de broc, fourre-tout de sketches désopilants, de gags à répétition et de chansons « franchouillardes » en tout genre. Loin d’être un « musical », cette drôle de pièce – dans tous les sens du terme - s’amuse à reprendre le principe du comique troupier façon exagérée, entre blagues faciles et bouffonnerie éhontés, à la sauce plus ou moins moderne, le tout rythmé et relevé à souhait.
Il y a quasiment de tout ici, des abrutis patentés, des gros durs, des petites frappes, des prétendants éconduits, des acrobates énergiques, des lits qui se referment, des galipettes bon enfant, des quiproquos de bon ton, des mensonges énormes, des rébus et des devinettes à souhait, sans oublier surtout des décors originaux (celui qui défie les lois de l’apesanteur est particulièrement original et mérite vraiment le déplacement !). Là-dessus, vous rajoutez un casse en préparation dans une banque de Minneapolis détenant une énorme pierre précieuse monté par une bande de bras cassés, ainsi qu’un petit orchestre live installé d’un côté de la scène qui propose des standards typés U.S. ou qui sert d’intermèdes mélodiques. ponctuant 2 changements de cadre (effectué par la troupe elle-même comme celle d’Alexis Michalik !), et vous obtenez sans aucun doute la plus déjantée des pièces estivales !
La dizaine de comédiens spécialement barrés, qui sévit sur les planches du Gymnase (vous en reconnaîtrez sans doute certains si vous avez vu Les faux British, Molière 2016 de la comédie !), s’en donne à cœur joie, gesticulant, transpirant même, parlant fort et claquant les portes avec une jubilation toute communicative et pour le moins espiègle, d’autant que le public en redemande, s’esclaffant et applaudissant à tout rompre, rappels compris. En résumé, ce n’est certes pas le spectacle de l’année qui plaira à tout le monde, c’est-à-dire aux férus de théâtres en général, mais elle régalera à coup sûr tous ceux qui veulent rire de bon-cœur et se détendre un peu sans faire (beaucoup) travailler leurs neurones....

C.LB



 
 
 
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