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Les désaxés dans Sax (jusqu’au 5 novembre)

le  19/10/2017   au théâtre de l’Alhambra, 21 rue Yves Toudic 75010 (du jeudi au dimanche à 19h30)

Mise en scène de Gilles Galliot avec Michel Oberli, Guy Rebreyend, Frédéric Saumagne et Samuel Maingaud écrit par ou plutôt joué par Les désaxés




D’un récital à l’autre, on aurait tendance à croire qu’avec Les désaxés - 4 saxophonistes aussi virtuoses que dézingués qui tournent un peu partout dans monde depuis une vingtaine d’années -, on va voir et entendre un peu la même chose, c’est-à-dire des reprises variées d’airs connus, de tout genre, à leur propre sauce entre techniques irréprochables et pitreries humoristiques, bref, que rien ne change réellement ni ne bouge vraiment. Alors que c’est faux puisque leur tout nouveau spectacle nous prouve l’inverse tout en nous démontrant le contraire à travers un voyage musical rempli de versions renouvelées, d’adaptations originales, de variations modernes, de clins d’œil récents, de fusions inédites et de mixages insolites.
En débutant par une thématique « historique » qui tient la route – leur 1ère rencontre lors d’une audition ratée qui va leur permettre l’un après l’autre de se révéler chacun à sa manière -, on assiste à un florilège de styles allant du classique à la pop, en passant par le jazz, le chant africain, les mélodies tziganes, la bossa, le funk et également la techno. D’un simple accord (et même à partir de différentes sonneries de téléphones portables), ce quartet en folie laisse sa libre inspiration, à la fois rigoureuse et débridée, prendre le pas et proposer tout un tas de notes et de bruits aussi divers que variés, ainsi que de cris d’animaux sans oublier des klaxons de voitures, le tout sur fond d’une bande son orchestrée plus ou moins discrète pour les besoins de certains passages.
C’est fou voire inimaginable tout ce que l’on peut faire avec un tel instrument ! Entre mouvements comiques (la séance dans un studio d’enregistrement) et d’autres plus mélancoliques (un medley de célèbres chansons romantiques), tout est dit ou, plutôt, exprimés sans quasiment une seule parole, excepté lorsque ses saltimbanques, déjà comédiens, danseurs et bruiteurs, décident de pousser la voix (en l’occurrence, fort belle !) sur quelques airs, qu’ils soient interprétés en solo ou bien en groupe du type a cappella venu d’Afrique du Sud. Bref, que de talents « atypiques » réunis...

C.LB



 
 
 
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