en 
 
 
cinema

 
 

Les Vice Versa dans Tout ce qu’on imagine (jusqu'au 31 décembre)

le  29/11/2017   au théâtre de l’Alhambra, 21 rue Yves Toudic 75010 Paris (du jeudi au samedi à 19h30)

Mise en scène de Anthony Figueiredo et Indiaye Zami, avec Anthony Figueiredo et Indiaye Zami, écrit par Anthony Figueiredo et Indiaye Zami,




C’est un style de spectacle d’un nouveau genre que nous propose les Vice Versa – un duo de « performers » français plutôt assez performants d’ailleurs, vu notamment dans l’émission télévisée La France a un incroyable talent ! -, ni tout à fait du stand-up, ni foncièrement du mime et encore moins complètement du cirque ou de la magie. Même si tous ces types de divertissements existent ici, bel et bien réunis à travers leurs différents sketches, on y décèle autant de comique...de situations que de bruitage...dans tous les sens (du terme), ponctué d’illusion...bon enfant et d’acrobatie...dans l’air, sans l’once d’un cliché, d’une parodie ou d’une caricature déjà-vu précédemment.
C’est justement ce qui fait se démarquer ses 2 olibrius aux bouilles clownesques doublés de trublions aux allures de branquignoles - Anthony Figueiredo et Indiaye Zami pour ne pas les nommer -, pas plus clown blanc digne et autoritaire ou Auguste bouffon et souffre-douleur l’un que l’autre, à la fois capable d’imaginer n’importe quelle situation loufoque, de la faire « apparaître » sous nos yeux et de la vivre intensément à bride abattue. Ils plantent un décor visuel fantasmagorique et s’y plongent copieusement à coups d’idées saugrenues aussi débordantes qu’absurdes (comme par exemple des jeux olympiques pour des catégories de personnes bien spécifiques), de paroles débitées façon très speed (avec parfois des jeux de mots un peu lourds), et de gesticulations frénétiques à la manière de certains personnages cartoonesques sortis tout droit de célèbres dessins animés (on se croirait dans un Bugs Bunny ou un autre avatar), le tout sur fond de bruits « entièrement faits à la bouche ».
« C’est en imaginant quelque chose que ça devient possible ! » nous répètent-ils ! On veut bien les croire malgré certains passages moins aboutis que d’autres, quelques redites et points sur les i (« si tu loupes cette scène, tu loupes le spectacle ! »), ainsi que beaucoup de scènes de ralentis et de « et si on recommençait depuis le début ? ». Quoi qu’il en soit, leur prestation tient la route de manière effrénée, avec une pointe d’enfantillages sur les bords et un soupçon d’humour ado en prime, histoire de toucher l’esprit juvénile qui sommeille chez bon nombre d’entre nous....
P.S. : merci à l’incontrôlable « Denise » qui, déguisée, pardon, travestie en Catherine du Petit Journal de Canal +, nous offre une mise en bouche ou, si vous préférez, une entrée en matière « culottée », bref, une introduction décalée, voire dévergondée, limite hallucinée pour ne pas dire azimutée, véritablement boostée à l’interactivité avec un public aux anges qui en redemande encore !

C.LB



 
 
 
                                                      cinema - theatre - musique